Le président américain, Donald Trump, a, lors de son discours mardi, exhorté le monde à prêter attention aux ambitions militaires de l'Iran, qui, selon lui, développe des capacités balistiques susceptibles de frapper les États-Unis. Téhéran, de son côté, a rapidement rejeté ces allégations, qualifiant les propos américains de « gros mensonges ».
En effet, Trump a soutenu que l'Iran avait déjà élaboré des armements menaçants pour l'Europe et cherchait à étendre son arsenal afin d'atteindre le sol américain. « Ils ont été avertis de ne pas reconstruire leur programme militaire, notamment concernant le nucléaire. Pourtant, ils continuent de poursuivre leurs ambitions », a-t-il souligné lors de son intervention devant le Congrès.
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a réagi sur X en déclarant : « Tout ce qu'ils avancent au sujet de nos capacités nucléaires et missiles n'est qu'une répétition de gros mensonges ». Il a insisté sur le fait que l'Iran continuait de défendre ses positions malgré les pressions internationales.
Un accord est à portée de main
Face à cette montée des tensions, les États-Unis maintiennent des pressions sur l'Iran en déployant des forces militaires significatives dans la région. Une troisième session de négociations entre les deux pays est d'ailleurs prévue jeudi à Genève. Malgré les accusations, Trump a réitéré son désir d'une résolution diplomatique des conflits, affirmant : « Je ne laisserai jamais le principal soutien au terrorisme se doter d'une arme nucléaire. Nous sommes en pourparlers et je crois qu'un accord est possible ».
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a également exprimé la volonté de Téhéran de parvenir à un accord juste sans tarder. Il a évoqué une « opportunité historique », soulignant que les négociations doivent être privilégiées pour aller de l'avant.
Trouver un terrain d’entente, « une tâche difficile »
Les États-Unis aspirent à un accord qui garantit que l'Iran ne développera pas d'armes nucléaires, un point contesté par Téhéran qui revendique son droit au nucléaire civil selon le Traité de non-prolifération (TNP). Le groupe de réflexion International Crisis Group (ICG) a récemment noté que, face aux divergences persistantes, atteindre un consensus pourrait s'avérer difficile. « Les tensions sont à leur comble et jamais les deux pays n'ont paru aussi proches d'un conflit majeur », a averti l’ICG.







