Un drone, identifié comme "probablement" russe, a été intercepté à proximité du porte-avions français Charles de Gaulle durant son escale à Malmö, en Suède. Ce fait survient à un moment de tension accrue en mer Baltique, et a été neutralisé par la marine suédoise, soulevant d'importantes questions sur des opérations de guerre hybride aux abords de sites militaires occidentaux.
Que s'est-il passé ?
Le 26 février, à environ 13 kilomètres du Charles de Gaulle, dans le détroit d'Öresund, un drone a tenté de s'approcher du porte-avions. Selon les premiers éléments de l'enquête, l'appareil aurait violé l'espace aérien suédois. Un navire de la marine suédoise a rapidement repéré et neutralisé l'engin volant. Le colonel Guillaume Vernet, porte-parole de l'état-major français, a déclaré : "Le groupe aéronaval bénéficie de protections, mais il se plie aux règles de sécurité du pays hôte lorsqu'il est en eaux souveraines d'un partenaire, comme ici à Malmö".
Origine du drone
D'après le ministre suédois de la Défense, Pål Jonson, le drone intercepté est "probablement" d'origine russe, en lien avec un navire militaire russe également présent dans les eaux de la mer Baltique. Les forces armées suédoises ont ouvert une enquête pour confirmer ces connexions.
Raisons de l'escale du porte-avions
Le porte-avions à propulsion nucléaire, fleuron de la marine française, effectue sa première escale à Malmö, en préparation pour divers exercices militaires de l'OTAN. Jean-Noël Barrot, ministre français des Affaires étrangères, se rendra en Suède le 27 février, bien que aucune indication n'ait été donnée sur le lien entre sa visite et l'incident du drone.
La mer Baltique est actuellement un terrain de tensions entre la Russie et les pays de l'OTAN. Des responsables européens se sont d'ailleurs inquiétés des survols fréquents de drones près de sites sensibles, alertant sur des possibles opérations de guerre hybride de la part de Moscou. Ce contexte rend cet incident particulièrement préoccupant pour la sécurité régionale.







