À partir du 1er mars 2026, le tarif de la carte grise va subir une augmentation significative en Nouvelle-Aquitaine, due à la hausse de la taxe régionale appliquée au montant du cheval fiscal. Cette mesure coïncide avec une majoration également en vigueur en Île-de-France.
En Nouvelle-Aquitaine, le coût du cheval fiscal augmentera de 9,4%, atteignant ainsi 58 euros. Cette décision a été prise en réponse à l'augmentation de la taxe régionale, définie par les conseils régionaux, comme l'indique le site service-public.fr. En parallèle, en Île-de-France, le tarif du cheval fiscal restera à 54,95 euros, mais une surcharge forfaitaire de 14 euros sera appliquée, augmentant ainsi la facture totale.
Tarifs régionaux du cheval fiscal en 2026
Les prix du cheval fiscal varient fortement d'une région à l'autre. Actuellement, cinq régions—Bretagne, Centre-Val de Loire, Normandie, Grand Est et Provence-Alpes-Côte d'Azur—ont déjà atteint le plafond de 60 euros, et ce depuis 2025 ou le début de cette année. À l'inverse, les Hauts-de-France affichent le tarif le plus bas, à seulement 42 euros, bien que des augmentations soient projetées prochainement, selon les informations rapportées par ICI Picardie.
Dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, le prix est fixé à 43 euros, tandis que les Pays de la Loire sont à 51 euros.
Les raisons de ces augmentations sont variées. Par exemple, en Normandie, où le cheval fiscal a grimpé de 72% ces deux dernières années, Hervé Morin, président de la région, a souligné la nécessité de générer des recettes fiscales pour maintenir l'investissement, notamment dans des secteurs vitaux tels que le ferroviaire. Il a déclaré, lors d'une interview avec ICI Normandie, que "ce serait dramatique d'abandonner des programmes absolument stratégiques et essentiels pour l'avenir." Cependant, cette décision a suscité des critiques de l'opposition, qui considère cette hausse comme injuste, en particulier pour les habitants des zones rurales où la voiture demeure indispensable.







