Le mois de mars 2026 ne sera pas seulement marqué par l'arrivée du printemps, mais également par plusieurs mesures réglementaires qui influenceront le quotidien des Français. "Sud Ouest" dresse un bilan des principales évolutions à surveiller.
À partir du 1er mars, une taxe de deux euros par colis sera appliquée aux petites commandes en provenance de non-membres de l'Union européenne dont la valeur ne dépasse pas 150 euros. Cette initiative, inscrite dans la loi de finances 2026, est une réponse à l'accélération des importations de produits à bas coût issus d’entreprises de fast fashion telles que Shein ou Temu. Le but est de protéger le marché local en dissuadant ces pratiques d’achat à bas prix.
Par ailleurs, les coûts hospitaliers connaissent également une hausse notable. Le forfait journalier hospitalier va grimper de 20 à 23 euros par jour, tandis que le tarif des urgences pour les patients non hospitalisés passera de 19,61 à 23 euros. Selon le gouvernement, cette mesure devrait permettre à la Sécurité sociale d'économiser environ 450 millions d'euros. Toutefois, il convient de noter que ces frais restent généralement couverts par les assurances santé pour les assurés.
Côté immobilisations, le tarif de la carte grise augmentera en Nouvelle-Aquitaine, passant de 53 à 58 euros, et en Corse, il grimpera de 43 à 53 euros. D'autres régions comme la Provence-Alpes-Côte d'Azur et La Réunion prévoient des augmentations plus modestes. Toutefois, une majoration significative de 14 euros en Île-de-France portera le coût à 68,95 euros.
Les Français verront également la hausse du prix du gaz, avec une augmentation de 3,93 % annoncée par la Commission de régulation de l'énergie. Le tarif pour la cuisson et l'eau chaude s'établira à 0,13569 euro TTC, tandis que celui du chauffage atteindra 0,10514 euro TTC.
Enfin, une modification concerne les allocations familiales. La majoration liée à l'âge de l'enfant ne sera versée qu'à partir de 18 ans, au lieu de 14 ans, une décision justifiée par des donnes sociétales observées sur les dépenses des parents, selon les dirigeants.
Ces changements, combinés aux alertes émises par divers experts, amènent à réfléchir aux répercussions qu'ils pourraient avoir sur le pouvoir d'achat des Français dans les mois à venir.







