Téhéran et Washington pourraient bientôt entamer un nouveau cycle de négociations, peut-être dès la semaine prochaine, une indication de leur volonté partagée d'éviter une escalade militaire. "Nous avons réalisé de très bons progrès", a déclaré le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, après une récente session de discussions indirectes à Genève. Ces pourparlers représentent une ultime chance d'éviter une confrontation armée, d'autant plus que des troupes américaines ont été massivement déployées au Moyen-Orient. Le président américain Donald Trump avait fixé un délai de dix à quinze jours pour décider de la suite des actions face à Téhéran.
Araghchi a exprimé sa confiance dans le chemin parcouru, révélant sur la plateforme X que les pourparlers passés avaient été les plus intenses à ce jour. Le vice-président américain JD Vance a également affirmé qu'il n'y avait "aucune chance" qu'une attaque contre l'Iran entraîne un conflit prolongé dans la région, préconisant résolument une solution diplomatique.
Les discussions entre les équipes techniques se tiendront lundi à Vienne avec l'assistance d'experts de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA). Selon Badr al-Busaidi, le ministre omanais des affaires étrangères, des progrès significatifs ont été réalisés. Cependant, Washington cherche à établir un accord qui empêcherait l'Iran de développer des capacités nucléaires militaires, une problématique qui reste au cœur des tensions entre les deux pays. L'Iran, de son côté, insiste sur son droit au nucléaire civil, conformément au Traité de non-prolifération.
Une nouvelle phase diplomatique ?
Les deux parties, après plusieurs heures de négociations interrompues par une pause, restent divergentes sur plusieurs points cruciaux. L'Iran refuse de discuter de son programme balistique, malgré les insistances de Washington sur cet aspect, alors que des accusations réciproques font surface concernant les ambitions militaires respectives. Les États-Unis, tout en cherchant un règlement, poussent un ultimatum qui pourrait changer la dynamique actuelle.
La tension s'accentue alors que des manifestations récentes en Iran se heurtent à une répression sévère. À cela s'ajoute le déploiement militaire américain dans la région, avec treize navires de guerre présents, dont deux porte-avions. Cela pourrait représenter un facteur supplémentaire incitant à la négociation, pour tenter d'établir un climat de paix et de dialogue.
Il demeure à voir si ces nouvelles discussions porteront leurs fruits, mais les tentatives de dialogue entre Téhéran et Washington demeurent une lueur d'espoir dans un contexte géopolitique tendu.







