Dubaï, une des destinations les plus prisées au monde, fait face à une situation sans précédent. Sur The Palm, l'île artificielle iconique de l'émirat, la tranquillité des plages est désormais contrastée par l'inquiétude palpable des touristes, obligés de se réfugier dans les halls d'hôtel en attendant des informations sur leurs vols.
Depuis le week-end dernier, des frappes militaires, attribuées à l'Iran, ont provoqué une fermeture de l'espace aérien dubaïote, laissant les voyageurs dans l'incertitude. L'émirat, connu pour sa sécurité et son aéroport ultra-connecté, avait accueilli près de 20 millions de touristes en 2025. Même si les autorités ont annoncé la reprise partielle du trafic aérien, les vols restent limités, comme le souligne le porte-parole de l'aéroport international de Dubaï.
Parmi les voyageurs, Jake, un financier britannique de 31 ans, a partagé son horrible expérience : "Un débris de missile nous est tombé au pied de notre fenêtre. On a passé la nuit sur des transats au sous-sol de l'hôtel Fairmont, terrifiés par les bruits de la ville." Ce sentiment d'angoisse est partagé par de nombreux autres, notamment Raphaëlle, une Française de 37 ans, qui ne reçoit aucune information de son gouvernement pour une évacuation possible.
La ministre britannique des Affaires étrangères, Yvette Cooper, a déclaré qu'environ 300 000 citoyens britanniques se trouvaient dans les pays du Golfe, et que le Royaume-Uni envoyait des équipes d'urgence pour assurer leur sécurité. De son côté, l'Allemagne a également prévu d’évacuer ses citoyens de la région, une démarche qui reflète la gravité de la situation actuelle.
Toutefois, certains touristes, comme Hanna, originaire de Hongrie, envisagent de quitter Dubaï par voie terrestre pour se rendre en Arabie saoudite ou à Oman, malgré les risques impliqués. "Dubaï était présentée comme l'endroit le plus sûr au monde, mais voir un missile dans le ciel change la perspective," s'est-elle inquiétée.
Les autorités dubaïotes, soucieuses de rassurer les visiteurs, ont pris en charge les coûts de séjour pour plus de 20 200 passagers en transit. Toutefois, les conséquences de cette crise sur le tourisme, représentant près de 13 % du PIB de l'émirat, pourraient laisser des séquelles à long terme.
Susana Almeida, une retraitée venue du Portugal, exprime son changement de sentiment envers Dubaï après ces évènements. "Au début, nous pensions même acheter un appartement ici. Maintenant, je ne sais plus..." conclut-elle, illustrant l'angoisse et la confusion ressenties par de nombreux visiteurs.







