À la frontière entre l'Iran et l'Arménie, le passage était presque fluide. Quelques familles, dont celle d'un homme ayant fui l'Iran pour Manchester, ont eu la chance de se retrouver. Ce lundi, il est arrivé à Agarak pour un moment tant attendu.
"Je suis venu ici pour récupérer ma famille et aller à Erevan, pour notre sécurité," confie ce père entre des larmes de joie. Cela fait trois ans qu'il a quitté son pays en proie à la violence.
Il se remémore les événements tragiques : "Lorsque les Américains ont attaqué notre pays, ma famille était là-bas. Avec les bombardements israéliens et américains, j'ai pris la décision de quitter tout pour les retrouver en sécurité en Arménie." Ce lundi 2 mars, il a enfin vu sa famille franchir le poste-frontière, prêts pour un nouveau départ.
Treize heures de route
Les 40 kilomètres entre l'Iran et l'Arménie peuvent sembler courts, mais le trajet est loin d'être aisé. Pour atteindre Agarak depuis Téhéran, il faut souvent faire face à des routes montagneuses et des conditions parfois imprévisibles, rendant le voyage de treize heures particulièrement éprouvant.
À présent, une petite dizaine de familles a réussi à franchir le front, mais un afflux plus nombreux de réfugiés est attendu dans les jours à venir, des taxis se massant déjà à la frontière, représentant souvent la seule option de transport pour ces familles en quête de sécurité.







