L'espoir de retrouver la France s'amenuise pour les 400 000 ressortissants français bloqués en raison de la guerre en Iran, comme l'a révélé le Quai d'Orsay ce lundi 2 mars 2026. Les aéroports des grandes villes, tels qu'Abou Dhabi, Amman et Tel Aviv, sont en grande partie fermés, et les rares vols restants depuis Dubaï peinent à répondre à la demande croissante.
RTL a recueilli les histoires de plusieurs Français coincés dans cette situation critique. Théo, un jeune homme de 24 ans, partage son expérience tragique. Fraîchement arrivé aux Émirats arabes unis, il se retrouve aujourd'hui isolé avec ses amis, tandis que des bombardements retentissent autour de lui. "Ça a pété très fort, mais comme on n'a jamais entendu. Des salves de missiles qui durent des dizaines de minutes", raconte-t-il, la voix empreinte d'anxiété. Les invisible menaces qui pèsent sur lui et ses compagnons rendent leur isolement encore plus éprouvant.
Des salves de missiles pendant des dizaines de minutes
Théo évoque avec désespoir leur vie de reclus, en attente d’un retour. Malheureusement, aucune réponse n'a été fournie par les autorités françaises concernant un éventuel rapatriement. C'est pourquoi il envisage de tenter un retour par ses propres moyens. Sa stratégie ? Se rendre à Oman, à quelques heures de route de Dubaï, où l'aéroport est encore en service.
Des vols qui coûtent jusqu'à 10.000 dollars
Pour d'autres, comme Laïa, la situation est encore plus dramatique. Enceinte d'un mois et demi et mère d'un jeune enfant, elle se sent piégée dans son hôtel à Beyrouth. Dans une déclaration à RTL, elle décrit comment les prix des billets d'avion s'envolent. "Il n'y a pas de vols disponibles, et ceux qui existent sont complets", témoigne-t-elle, tout en regardant les drones survoler la ville. Les nouvelles conditions de voyage imposées par le conflit ont gravement affecté son projet de retour en France.
Face à cette crise, l'option de faire appel à des entreprises privées pour faciliter un rapatriement se présente comme une alternative pour certains. Toutefois, la plupart doivent gérer la situation par leurs propres moyens, espérant des jours meilleurs dans un contexte incertain.







