Mercredi soir, Naïm Qassem, le leader du Hezbollah, a exprimé sa détermination à s'opposer à l'armée israélienne, qui a étendu son opération dans plusieurs localités frontalières du sud du Liban. La situation ne cesse de se dégrader, et le pays se retrouve plongé au cœur d'une guerre régionale.
Qassem a qualifié les actions israéliennes d'"agression israélo-américaine" et a déclaré que le Hezbollah ne capitulerait pas, dans un discours diffusé sur la chaîne de télévision de son parti, marquant sa première intervention depuis le début des hostilités qui ont éclaté suite à une attaque américano-israélienne contre l'Iran.
Face à cette escalade, les autorités israéliennes ont ordonné l'évacuation des habitants d'une large zone dans le sud du Liban, alors même que les estimations locales indiquent au moins 72 pertes humaines et 83 000 déplacés depuis le début des affrontements.
Les tensions ont été exacerbées lundi, lorsque le Hezbollah a mené une attaque préventive sur Israël, déclarant vouloir "venger" la mort de l'homme d’État iranien Ali Khamenei.
Le groupe militant a signalé au moins 15 opérations contre Israël, mettant en avant une première attaque par drones contre des installations aérospatiales au centre d'Israël, une zone éloignée de la frontière.
En parallèle, des affrontements directs ont été rapportés entre les soldats israéliens et le Hezbollah dans le village de Khiam, situé à seulement six kilomètres de la ligne de démarcation entre les deux pays. La Force intérimaire des Nations Unies (Finul) a observé ces mouvements militaires israéliens, confirmant une intensification des engagements dans la région.
Des vidéos des journalistes de l'AFP montrent des chars israéliens s'avancer dans ce village non loin de la frontière. Les forces israéliennes ont également déployé des unités d'infanterie et de blindés dans le sud libanais, en préparation à une possible bataille sur plusieurs fronts.
Dans ce contexte tendu, l'aviation israélienne a élargi son champ d'attaque, frappant pour la première fois un hôtel dans le quartier de Hazmieh à Beyrouth, une zone résidentielle proche de plusieurs installations diplomatiques. Des images récentes montrent le bâtiment endommagé et des résidents choqués par l'impact de la frappe.
Une habitante a exprimé sa surprise : "Je croyais que la banlieue sud plus éloignée était la cible ", a-t-elle déclaré à l'AFP. Pendant ce temps, des alertes d'évacuation ont été diffusées par SMS dans plusieurs régions, entraînant panique et confusion parmi la population.
Dans le même temps, des frappes ont ciblé des zones résidentielles à Beyrouth, y compris des lieux non associés au Hezbollah. Des attaques ont été menées dans des quartiers comme Aramoun et Saadiyat, ainsi que dans la ville historique de Baalbeck, où le Hezbollah possède une forte influence.
Le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a exprimé ses préoccupations concernant la sécurité des secouristes, faisant référence à la mort de trois d'entre eux alors qu'ils prenaient en charge des blessés lors d'explosions. Il a rappelé l'importance de respecter le droit international humanitaire dans ce conflit toujours croissant.







