L'ancien maire de Saint-Étienne, Gaël Perdriau, a retrouvé sa liberté le 4 mars 2023, suite à une décision de la cour d'appel de Lyon. Incarcéré depuis janvier pour chantage à une sextape, il attend désormais son procès en appel, prévu pour juin.
Après quatre mois d'incarcération au centre pénitentiaire de Bourg-en-Bresse, la cour d'appel a accepté la demande de remise en liberté de Perdriau, condamné à quatre ans de prison ferme en décembre dernier. Les magistrats ont suivi les recommandations de l'avocat général, qui a plaidé en faveur de sa libération, considérant les garanties offertes par la défense.
Cette mise en liberté se fait sous un contrôle judiciaire strict : l'ancien maire doit éviter tout contact avec les principaux acteurs de l'affaire, ne pas quitter le territoire et se présenter tous les quinze jours au commissariat de Saint-Étienne.
« Cette décision est un soulagement pour ma famille et moi, et va nous permettre de préparer une défense efficace », a réagi Me Jean-Félix Luciani, avocate de Perdriau. L’ex-maire a été frappé par une lourde condamnation à verser d’importants dommages et intérêts, compliquant encore sa situation.
Présentant une image résignée, Gaël Perdriau a commenté : « Je respecterai les conditions qui me seront imposées », affirmant vouloir mettre à profit ce temps pour organiser sa défense. Éric Mazaud, avocat général, a souligné qu’il ne représente que peu de risques de fuite ou de récidive, justifiant ainsi le placement sous contrôle judiciaire.
« La détention doit rester l’exception »
Me Paul Mallet, également avocat de Perdriau, a contesté la nécessité de la détention provisoire, affirmant que « la détention devrait rester l’exception », concernant les conséquences tragiques que pourrait avoir son incarcération sur sa famille.
Ancien maire et président de la métropole entre 2014 et 2025, Perdriau a été impliqué dans une affaire où lui et trois de ses anciens collaborateurs ont été reconnus coupables d'avoir filmé à son insu leur adjoint, Gilles Artigues, lors d'une rencontre compromettante. Le procès en appel, qui se tiendra du 8 au 12 juin, pourrait redéfinir la trajectoire judiciaire de l'ancien maire.
Dans le même contexte, Gilles Rossary-Lenglet, co-accusé, a également été remis en liberté en raison de problèmes de santé. Les conditions de leur libération seront également suivies de près par le tribunal.







