Yann Fleurquin, colistier de François Filoni, candidat du Rassemblement National (RN) aux municipales à Ajaccio, a un passé judiciaire très lourd. Cet homme a purgé en 2005 une peine de 12 ans de prison pour l'assassinat d'un homme âgé de 47 ans, comme révélé par Corse-Matin.
Selon le quotidien, Fleurquin a purgé une partie de sa peine en Corse avant de bénéficier d'une libération conditionnelle en 2010. Dans une déclaration accordée à un média local, il a déclaré : « Je n'ai jamais averti François Filoni de ma condamnation, car j'ai le droit de voter. Ma peine, je l'ai payée ».
François Filoni, le candidat principal, a défendu son colistier en affirmant le connaître comme un « enfant du quartier » et a rappelé avoir collaboré avec lui dans des actions de ramassage de déchets. « S'il avait eu une interdiction de droits civiques, peut-être aurions-nous été alertés, mais je n'étais pas au courant », a-t-il affirmé.
Un drame lié à la misère sociale
Les faits remontent à juillet 2003, lorsque le corps de la victime a été retrouvé sans vie dans une jardinière à Ajaccio. Ce dernier, originaire du Nord, vivait de petits boulots. En garde à vue, Fleurquin a déclaré avoir tiré sur lui après une nuit de consommation d'alcool. Corse-Matin a décrit cette tragédie comme un « drame de la misère sociale », marquée par le désespoir de deux hommes en détresse.
Fleurquin a évoqué une tentative d'aider son ami à mettre fin à ses jours. « Il m’a demandé : 'Aide-moi à mourir'. Je n'avais pas l'intention de le tuer », a-t-il insisté lors de son procès. Toutefois, cette version des faits a été remise en question par des éléments de preuve, notamment des analyses de résidus d'arme à feu sur la main de la victime et l'absence de l'arme en question.
Alors que l'élection approche, cette révélation soulève des questions sur les choix des candidats et leurs implications sur la perception publique, ajoutant une couche de complexité au récit politique en Corse.







