Au 6e jour de ce conflit qui déchire le Moyen-Orient, de nouvelles escalades ont été signalées au Kurdistan irakien et en Azerbaïdjan. Un vol d'Air France a également été dérouté en raison de tirs de missiles.
Azerbaïdjan, Kurdistan irakien… Les hostilités au Moyen-Orient s’intensifient avec l’ouverture de nouveaux fronts. En Azerbaïdjan, un drone a frappé l’aéroport de Nakhitchevan, tandis qu’un autre est tombé près d’une école à Chakarabad. Les autorités azerbaïdjanaises désignent l’Iran comme responsable. Cette région, située entre l’Arménie et l’Iran, fait partie des tensions croissantes.
Les liens stratégiques entre Israël et l’Azerbaïdjan alimentent la crainte de Téhéran, qui redoute que cette région soit utilisée contre ses intérêts. Le transport d’un tiers des importations pétrolières israéliennes via l’oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan renforce cette inquiétude. L’Iran, tout en niant les accusations, revendique des attaques par drones contre des installations américaines en Irak.
Le seuil des cent morts dépassé au Liban
« Téhéran cherche à étendre le conflit à d'autres pays », a déclaré Kaja Kallas, haute représentante de l’UE pour les affaires étrangères. Elle a insisté sur la nécessité d’augmenter la production d’intercepteurs de drones.
Les nations de l’UE et du Golfe ont appelé l’Iran à mettre fin à ses « attaques injustifiables » lors d’une réunion virtuelle des ministres des affaires étrangères. Pendant ce temps, les frappes israéliennes au Liban ont causé plus de 100 morts, selon le ministère de la santé libanais. L’armée israélienne cible des installations iraniennes et alliées.
Le président libanais, Joseph Aoun, a sollicité l’aide d’Emmanuel Macron pour limiter les attaques israéliennes sur Beyrouth, tandis que la France promet d’augmenter son soutien humanitaire au Liban. Macron a également demandé au Hezbollah d'interrompre ses attaques contre Israël, signalant son opposition à toute opération terrestre depuis Israël.
Un vol Air France dérouté
Le ministre français des Transports, Philippe Tabarot, a confirmé qu’un vol Air France à destination des Émirats avait dû faire demi-tour à cause de « tirs de missiles » dans la région. Il a souligné la nécessité de garantir la sécurité des Français encore sur place avant tout retour.
Enfin, Donald Trump a affirmé qu’il « devait être impliqué » dans le choix du successeur du Guide suprême iranien, critiquant le fils de Khamenei. « Nous voulons un dirigeant qui apporte paix et harmonie à l’Iran », a-t-il déclaré.







