Le 5 mars, Donald Trump a annoncé le renvoi de Kristi Noem, ministre de la sécurité intérieure, figure clé de la politique d’expulsions massives. Elle est désormais chargée d’une mission « d’émissaire spéciale » pour l’Amérique latine et est remplacée par le sénateur républicain Markwayne Mullin.
Noem, dont le travail avait été salué pour « des résultats spectaculaires dans la gestion des frontières », a été écartée dans un contexte de tensions politiques croissantes. Selon des sources, Trump a pris cette décision après des auditions parlementaires conflictuelles, marquées par les manifestations récentes à Minneapolis, résultant dans la mort tragique de deux manifestants.
Ces événements ont exacerbé les critiques sur son rôle dans une campagne publicitaire controversée de 220 millions de dollars destinée à persuader les immigrants de quitter volontairement le pays. Critiquée par des élus, notamment le sénateur démocrate Dick Durbin, Noem a été interpellée sur son utilisation des fonds publics, avec des accusations de « chaos » provoqué par les opérations de son département.
« Terroristes intérieurs »
Lors d'une séance au Congrès, elle a été mise sous pression pour ses déclarations concernant les manifestants, que Trump a qualifiés de « terroristes intérieurs ». Bien qu’elle ait exprimé ses « condoléances », elle a refusé de s'excuser, ce qui a suscité un tollé parmi les démocrates.
Les critiques se sont également intensifiées au sein du camp républicain, certains membres appelant à son départ. « Comment pouvez-vous dépenser 220 millions de dollars en publicité tout en prêchant contre le gaspillage ? », a demandé le sénateur républicain John Kennedy. Bien que Noem défende l’efficacité de la campagne, ses rivalités avec les élus se sont intensifiées.
Le ministère de la sécurité intérieure est actuellement dans une situation financière délicate, avec des démocrates demandant des réformes profondes. Trump continue de faire de l’immigration illégale une priorité, décrivant la situation comme une « invasion » perpétrée par des « criminels », alors que ses déclarations laissent supposer de possibles abus dans l'application des lois d'immigration.
Cette turbulence au sein de l'administration Trump met en lumière les défis considérables auxquels il est confronté dans la gestion des politiques de sécurité intérieure, alors que des voix continuent de s'élever contre les pratiques des agences fédérales.







