Depuis le début du conflit israélo-palestinien, les prix du pétrole ont pris une direction ascendante. D'après les informations de BFM Bourse, le prix du baril WTI a connu une hausse de 5,63 %, atteignant 78,77 dollars, tandis que le Brent a grimpé de 3,5 %, atteignant 84,23 dollars.
En ce qui concerne le kérosène, le Financial Times révèle que le prix en Europe du Nord, servant de référence pour les compagnies aériennes mondiales, a bondi de 12 %, se chiffrant désormais à 1.416 dollars par tonne. Il s'agit du montant le plus élevé enregistré depuis juin 2022.
June Goh, analyste sur le marché pétrolier, explique : "Cette situation a engendré une dynamique de marché totalement différente. Nous n'avions pas prévu que le prix du kérosène puisse dépasser le double de celui du brut". Elle évoque également un "chaos total" qui impacte l'approvisionnement.
Elle ajoute : "c'est le chaos total".
Le conflit au Moyen-Orient a également entraîné une réduction drastique du trafic maritime, notamment dans le détroit d'Ormuz, vital pour près de 40 % du kérosène européen. Selon Argus, le trafic des tankers a chuté de 90 %, entraînant des retards significatifs pour les avions en service.
A l'aéroport de Mascate, des retards importants se produisent, et certains opérateurs, comme EnterJet, doivent adapter leurs plans de vol. Des stations-service à Riyad ou au Caire deviennent des escales essentielles pour beaucoup de compagnies aériennes.
Alors que les vols reprennent progressivement, ils subissent encore des perturbations importantes. La compagnie Emirates a prévu d'assurer 100 vols de rapatriement depuis Dubaï. De son côté, Qatar Airways a mis en place des vols vers plusieurs capitales européennes.
British Airways et Air France-KLM affirment, pour leur part, avoir de quoi faire face à la situation actuelle, bien que le marché reste tendu.







