Lors du Salon de l’agriculture 2026 à Paris, une idée novatrice a vu le jour. Si l’on dit à quelqu’un de « s’occuper de ses oignons », cela implique qu’il doit se concentrer sur ses affaires, et non sur celles des autres. Toutefois, des acteurs de premier plan des deux régions ont décidé de faire fi de cette expression en envisageant un partenariat entre l’oignon doux des Cévennes et celui de Roscoff.
Le 26 février 2026, Gaël Martin, président de l’Adoc, Jean-Louis Rungoat, président du Syndicat de l’oignon de Roscoff AOP, et Joseph Seité, grand maître de la Confrérie de l’oignon de Roscoff, ont partagé leurs réflexions autour de cette collaboration potentielle. Cette initiative pourrait marquer le début d’une nouvelle ère pour ces deux spécialités.
Deux oignons, deux AOP
La culture de l’oignon doux de Saint-André remonte au XIXe siècle, avec des traces sur les marchés de Nîmes et Montpellier. Grâce à son caractère unique, il a reçu une protection commerciale par une appellation d’origine contrôlée (AOC) en 2003, suivie d’une appellation d’origine protégée (AOP) en 2008. Pour sa part, l’oignon de Roscoff a obtenu ses labels en 2009 et 2013.
Ces deux variétés, les seules en France à bénéficier de l’AOP, partagent des caractéristiques similaires tant en termes de forme que de goût. Chaque année, environ 5 000 tonnes de l’oignon de Roscoff et 2 500 tonnes de l’oignon doux des Cévennes sont produites, exigeant un travail manuel minutieux et un respect rigoureux des normes de développement durable.
Les responsables des syndicats s’accordent à dire qu’un rapprochement significatif pourrait enrichir les deux marques, favorisant des échanges plus intenses et un avenir prometteur. Cette collaboration pourrait ainsi renforcer la position de ces deux produits sur le marché, au bénéfice des agriculteurs et des consommateurs.







