Une nouvelle controverse secoue la campagne municipale d'Ajaccio alors qu'un colistier du Rassemblement National est révélé comme un ancien condamné. Yann Fleurquin, en 35e position sur la liste de François Filoni, a été reconnu coupable en 2005 pour le meurtre d'un homme sans-abri.
Cette information, mise en lumière par Corse-Matin, remet en question l'intégrité de cette candidature. Fleurquin avait été condamné à 12 ans de réclusion par la cour d'assises de Corse-du-Sud pour avoir tiré sur un homme de 47 ans à la suite d'une nuit d'ivresse.
Retour sur les faits de 2003
Les faits remontent au 16 juillet 2003, lorsqu'un corps a été découvert au pied d'un immeuble du quartier Saint-Joseph, tué d'une balle dans la tête. Fleurquin, alors âgé de 31 ans, avait plaidé une thèse controversée de "suicide assisté", affirmant avoir agi à la demande de la victime.
Une défense surprenante
Dans une interview accordée à nos confrères, François Filoni a déclaré ne pas être au courant des antécédents judiciaires de Fleurquin, notant : "Je ne le connais que comme un garçon du quartier. Si cela avait été signalé, nous aurions agi."
Pour sa part, Yann Fleurquin défend son droit de participer à la vie politique : "Je n'ai jamais informé Filoni de ma condamnation, car j'ai le droit de voter. J'ai purgé ma peine." Cependant, l’avenir politique de Fleurquin semble compromis, avec Filoni affirmant qu'il ne siégera pas même en cas d'élection. Le climat politique en Corse est plus tendu que jamais, alors que des voix s'élèvent sur les répercussions d'un passé criminel au sein des institutions publiques.
Cette série d'événements soulève des questions plus larges sur le processus de sélection des candidats et la transparence au sein du Rassemblement National, au moment où le mouvement cherche à établir une empreinte plus solide en Corse.







