À l'approche des élections municipales, la question cruciale demeure : les jeunes voteront-ils vraiment ? Les tout nouveaux électeurs, ceux qui viennent d'atteindre leurs 18 ans, ont jusqu'à ce soir, jeudi 5 mars, pour s’inscrire sur les listes électorales. La tâche des candidats est ardue pour convaincre cette jeunesse, car en 2020, 70 % des moins de 35 ans avaient choisi de ne pas voter.
Ce texte est une retranscription d’un reportage. Visionnez la vidéo complète pour approfondir le sujet.
Dans un café d'Orléans, une mère et sa fille, Alicia, fraîchement majeure, échangent sur le sujet. Pour Alicia, voter n’a pas de sens : "Les maires ne servent à rien, il n’y a rien qui change", affirme-t-elle. En revanche, sa mère, Jeanne, insiste : "Elle va y aller, elle va voter", déclare-t-elle fermement.
Lors des dernières législatives, 43 % des 18-24 ans ont fait le choix de ne pas exprimer leur voix. Un groupe d’étudiants exprime une désillusion face à un discours politique qui semble les ignorer. "Les partis tentent de séduire les électeurs plus âgés car ils savent que nous, jeunes, nous avons tendance à ne pas voter", souligne un étudiant, rendant ainsi compte du fossé qui se creuse entre les générations.
Nicolas Gauthier, jeune militant socialiste, tente de remédier à cette situation. Il parcourt les rues pour motiver ses camarades à s’inscrire sur les listes. "Il faut montrer aux jeunes que voter, ça peut changer leur quotidien, même si je comprends qu’ils puissent se sentir désabusés par la politique actuelle", confie-t-il. Il s’attache à faire comprendre que les élections locales peuvent être des tremplins vers un engagement plus large.
Des perspectives plus lumineuses parmi la jeunesse
Lucas, un des jeunes, semble néanmoins préoccupé par d’autres enjeux que la politique. "On a d’autres préoccupations, la politique c’est loin de nos préoccupations quotidiennes", reconnait-il.
Cependant, l’orateur garde espoir : "Pour certains, les municipales représentent une première étape vers l’engagement. C’est local, on peut se sentir plus en phase avec les enjeux", note une jeune femme. Un habitant du quartier abonde : "Tout le monde devrait s’investir dans les municipales, car cela concerne notre quotidien et la vie de notre commune".
Malgré tout, la jeunesse rencontre un décalage : seuls 4 % des maires actuels ont moins de 40 ans. Ce contraste interpelle et invite à une réflexion sur l’évolution des représentations politiques.
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