Le 5 mars, Bezalel Smotrich, un ministre israélien d'extrême droite, a semé l'inquiétude en menaçant la banlieue sud de Beyrouth, la ville de Dahiyeh, d'une destruction similaire à celle ayant ravagé Gaza. Cette déclaration porte un poids significatif, surtout en pleine escalade des tensions entre Israël et le Hezbollah.
"Prochainement, Dahiyeh ressemblera à Khan Younès", a déclaré Smotrich sur les réseaux sociaux, en référence à cette ville de Gaza qui a récemment subi des attaques massives. Le mouvement islamiste libanais, le Hezbollah, a été décrit comme le principal responsable des tensions à la frontière avec Israël, alimentant encore plus cette escalade. L’Israël Hayom rapporte que l’armée israélienne a averti les habitants de Dahiyeh d’évacuer immédiatement pour leur sécurité.
"Le Hezbollah a commis une grave erreur. Nous riposterons avec force et frappes décisives," a déclaré Smotrich, ajoutant que l’objectif était de "couper la tentacule Hezbollah". Ces déclarations traduisent une hostilité croissante et un risque d’aggravation du conflit dans la région.
La guerre qui a éclaté depuis le 7 octobre 2023 a déjà causé un nombre élevé de victimes, notamment des civils au Liban, ce qui a suscité des critiques au sein de la communauté internationale. Le président du Liban a exprimé son inquiétude face à l'impact humanitaire de cette violence et a plaidé pour la paix.
Experts et analystes s'interrogent également sur les ramifications de telles provocations. Pour le professeur de relations internationales, Jean-Pierre Filiu, les menaces de Smotrich ne font qu'intensifier les tensions déjà élevées dans la région, rendant toute issue pacifique encore plus difficile à envisager.
Les conséquences d'un nouveau cycle de violence seraient catastrophiques non seulement pour le Liban et la Palestine, mais également pour la stabilité régionale. Ce contexte appelle à une vigilance accrue et une médiation internationale pour éviter le désastre.







