Chloé Fignon et Sai Enishetty, propriétaires de La Cantine indienne à Ancenis (Loire-Atlantique), se retrouvent dans une situation délicate. Alors qu’ils préparaient leur retour de vacances, leur vol a été annulé en raison de la tension actuelle au Moyen-Orient.
Le couple, qui a emporté avec lui une valise pleine d’épices et de nouvelles recettes pour leurs clients, se trouve actuellement coincé à Bangalore, attendant un vol qui ne peut pas décoller. Nous avons appris l’annulation du vol le jour même,
se désole Chloé, qui espérait rentrer pour lundi 2 mars avec sa fille.
« Le prix des billets s’est envolé »
Le couple passe ses journées à chercher un moyen de rentrer. Notre compagnie propose de reprogrammer le vol, mais avec une ouverture de l’espace aérien incertaine, nous restons dans le flou,
explique Chloé. Les différentes options s’offrant à eux sont dorénavant très coûteuses : Tous les vols qui ne passent pas par le Moyen-Orient affichent des prix allant de 5 000 € à 10 000 € !
En comparaison, un billet classique ne coûtait qu’environ 500 €. Les itinéraires via la Turquie ou Hong Kong, désormais saturés, compliquent encore plus leur retour, et ils envisagent même de passer par La Réunion pour rejoindre la métropole.
« Plus vraiment en vacances »
Malgré le plaisir d’avoir revu des amis et visité des lieux emblématiques de l'Inde, la réalité de la situation pèse sur leur moral. Nous sommes en sécurité ici, mais le stress de trouver une solution nous empêche de profiter pleinement,
ajoute Sai. Ils ont trouvé du soutien parmi d'autres ressortissants français également piégés par la situation actuelle.
La Cantine indienne prévoit de tenir ses clients informés via les réseaux sociaux et d'afficher la date de réouverture sur la vitrine de leur restaurant dès qu'elle sera établie. Nous voulons rassurer notre clientèle,
conclut Chloé, espérant que leur périple se termine bientôt.







