Le Kosovo traverse une période délicate sur le plan politique. Le 6 mars, la présidente Vjosa Osmani a pris la décision d’dissoudre le Parlement et d’annoncer de nouvelles élections législatives, peu après la formation du nouveau gouvernement. Cette mesure découle de l'incapacité des députés à élire le successeur du président, Glauk Konjufca, un candidat soutenu par le premier ministre Albin Kurti.
Malgré deux victoires électorales au cours des derniers mois, en février et décembre 2025, le parti de Kurti, Vetëvendosje (VV), n’a pas réussi à rassembler le soutien nécessaire pour Glauk Konjufca, plongeant ainsi le pays dans une crise. Cette situation a laissé le Kosovo sans un Parlement fonctionnel pendant près d'un an.
La présidente Osmani n’a pas encore fixé de date pour ces nouvelles élections, mais a promis d'en discuter avec les différents partis politiques. Ce sera désormais le troisième scrutin en un peu plus d’un an.
« Cette impasse était totalement évitable », a déclaré Mme Osmani, tout en critiquant les élus pour avoir négligé l'« intérêt du peuple ». Selon ses dires, « toutes les options constitutionnelles d’élire un président ont été fermées hier soir ».
Lors des dernières législatives de décembre 2025, Vetëvendosje a obtenu 51,1% des voix, garantissant ainsi 57 des 120 sièges au Parlement. Le nouveau gouvernement, mis en place depuis mars 2021, devra donc affronter à nouveau le verdict des électeurs.







