Une tragédie s'est produite à Goma, une ville de l'est de la République Démocratique du Congo, où une humanitaire française travaillant pour l'Unicef a été tuée par une frappe de drone. Cette attaque survient alors que Goma est sous contrôle du groupe armé M23 depuis janvier 2025.
Des témoins ont rapporté plusieurs frappes dans la ville, et bien que des sources humanitaires évoquent plusieurs victimes, le bilan exact reste à établir. L'origine des frappes demeure également floue.
Le M23, qui a progressivement étendu son emprise sur ce territoire riche en ressources, a été soutenu par le Rwanda, aggravant ainsi les tensions dans la région touchée par des conflits armés depuis trois décennies.
Le porte-parole du M23 a accusé les autorités congolaises d'être responsables de cette attaque, mais aucune réaction officielle n'a encore été émise par Kinshasa.
Les forces armées congolaises, stationnées à plusieurs centaines de kilomètres de Goma, ont intensifié leurs attaques par drones, tandis que le M23 utilise également des drones kamikazes sur le champ de bataille, comme l'ont signalé des sources sécuritaires.
Des sons d'explosions et de drones ont retenti la nuit dernière à Goma, créant une atmosphère de peur et d'incertitude parmi les habitants. Hadja Lahbib, commissaire de l'UE pour les situations de crise, a confirmé qu'une frappe avait touché un immeuble où se trouvent des travailleurs humanitaires et du personnel de l'ECHO.
Le président français Emmanuel Macron a exprimé sa tristesse sur les réseaux sociaux, confirmant la mort de l'humanitaire de l'Unicef à Goma.
- Une erreur tragique ? -
Des sources sur place ont confirmé que l'humanitaire a été tuée suite à un tir sur sa résidence située dans un quartier aisé de Goma. Cette zone abrite de nombreux expatriés ainsi que des bureaux d'organisations humanitaires.
Les frappes sont supposées viser des responsables du M23, et certains experts estiment que la maison de l'humanitaire a été touchée par erreur. Un témoin a rapporté avoir entendu deux explosions, ainsi que le bruit d'un drone au moment des frappes.
Les premiers secours ont vu la maison gravement endommagée, avec des impacts et des débris éparpillés sur le site. Plusieurs proches de la victime étaient présents, affichant une profonde tristesse face à cette perte.
"Il est impératif de respecter le droit humanitaire et de protéger ceux qui œuvrent pour sauver des vies", a déclaré le président Macron, en réaffirmant son soutien à la famille de l'humanitaire décédée.
Les tensions entre la RDC et le Rwanda demeurent élevées, malgré un accord de paix fragile signé en décembre, qui n'a pas su mettre un terme aux hostilités. Des sanctions américaines contre l'armée rwandaise, en raison de son soutien au M23, ajoutent à la complexité de la situation.
En mars dernier, le M23 avait annoncé la mort de l'un de ses porte-paroles suite à une frappe de drone à proximité d'un site minier, mettant en lumière la guerre actuelle des drones dans cette région cruciale.







