Le nouveau guide suprême d'Iran, l’ayatollah Mojtaba Khamenei, fait face à des interrogations croissantes après sa désignation le week-end dernier. Son absence depuis sa nomination soulève des inquiétudes, et les spéculations vont bon train quant à son état de santé et son rôle au sein du pouvoir iranien.
Apparemment blessé au cours des événements du début de la guerre actuelle, Mojtaba Khamenei est devenu une cible potentielle pour les États-Unis et Israël, ce qui renforce son besoin de rester en retrait. Selon le fils du président iranien, Massoud Pezeshkian, il est toutefois « sain et sauf », malgré les rumeurs.
Les inquiétudes concernant l'absence publique de Khamenei témoignent de l'incertitude qui règne dans le pays après la mort de son prédécesseur, Ali Khamenei, tué le 28 février, à l’aube de ce conflit. Alors que Mojtaba n'a fait aucune apparition depuis sa nomination, des milliers de partisans ont manifesté leur soutien, mais des voix dissonantes se font entendre, exprimant leur mécontentement vis-à-vis de ce nouvel héritier contesté.
« J'ai entendu dire que M. Mojtaba Khamenei avait été blessé. Mes contacts m'ont assuré qu'il allait bien », a indiqué Yousef Pezeshkian, conseiller du gouvernement. Le New York Times a rapporté qu'il aurait subi des blessures aux jambes, mais qu'il reste caché dans un lieu sécurisé.
Des affiches du nouveau guide apparaissent dans les rues de Téhéran, témoignant de son nouveau statut, mais la dissidence se fait ressentir. Certains iraniens, notamment sur les réseaux sociaux, posent la question : « Où est-il ? », faisant allusion à la possibilité qu'il se cache pour échapper à de potentielles tentatives d'assassinat. Emile Hokayem de l'International Institute for Strategic Studies souligne que sa survie pourrait renforcer le régime iranien, le transformant en symbole de résistance.
Avant son élection, Donald Trump avait exprimé des réserves quant à la légitimité de Khamenei, déclarant qu'il serait « inacceptable » si sa désignation n'était pas avalisée par les États-Unis. Le pouvoir reste, pour l'instant, exercé par d'autres figures influentes comme le ministre de la sécurité nationale, Ali Larijani, et le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf.







