Lors d’un débat télévisé, Sébastien Delogu, député LFI et candidat à la mairie de Marseille, a provoqué un émoi en affirmant avoir « combattu l’OAS », une organisation dissoute en 1962. Ce nouvel incident souligne les défis de sa campagne à quelques jours du premier tour des élections municipales.
Invité sur le plateau de France 3, il a évoqué les accusations qui pèsent sur lui, notamment pour « recel de biens provenant d’un vol » et « atteinte au secret des correspondances ». En dépit de ces reproches, il se présente comme un « lanceur d’alerte ».
Élu depuis 2017, Delogu a déclaré : « Si je prends 5 000 euros d’amende pour avoir brandi le drapeau palestinien ou pour m’être battu contre l’OAS à l’Assemblée nationale, je le prends comme une médaille. » Pourtant, il semble faire référence à un groupe dont les activités avaient pris fin bien avant sa naissance.
Un échange houleux avec une élue LR
Contacté par Le Figaro, son entourage a tenté de clarifier ses propos, indiquant qu’il faisait allusion à une altercation en 2023 avec la députée Les Républicains Michèle Tabarot, dont le père était associé à l’OAS. Lors de cet échange, il avait accusé sa famille de « coloniser l’Algérie », ce qui lui a valu une sanction pour ses propos jugés inappropriés.
Ce n'est pas le premier incident lié à l'OAS au sein des membres de LFI. En 2025, après l'adoption d'une résolution du RN concernant les accords franco-algériens, le député Abdelkader Lahmar avait également exprimé des craintes sur un possible retour de l’OAS si le RN accédait au pouvoir.
Les incidents répétés soulignent une tension palpable dans le paysage politique français, alors que les enjeux historiques continuent d'influencer les débats contemporains. À l'approche des élections, les acteurs politiques doivent naviguer avec prudence pour éviter de provoquer des controverses inutiles.







