Ce mercredi, la Cour suprême danoise a jugé irrecevable la plainte de quatre ONG dénonçant la vente d’armes danoises à Israël, estimant qu’elles n’avaient pas d'intérêt juridique pour contester cette exportation. Parmi ces ONG, on trouve Amnesty International et Oxfam, qui alertaient sur les risques d’utilisation des armes pour des crimes de guerre à Gaza.
La Cour a précisé que les organisations qui ne sont pas directement affectées n’ont pas le droit légal de contester ce type de décisions, minimisant ainsi les inquiétudes soulevées par des ensembles tels que l’association palestinienne Al-Haq. Ces dernières évoquaient en particulier le danger pose par des pièces détachées de chasseurs américains F-35, elles-mêmes produites avec des technologies danoises, suggérant un usage militaire potentiellement néfaste.
Dina Hashem, responsable d'Amnesty au Danemark, a rappelé que selon le traité des Nations unies concernant le commerce des armes, les États membres doivent refuser les licences d’exportation si un risque subsistant existe s’agissant de violations graves du droit international humanitaire. « Ce risque est sans aucun doute présent à Gaza », a-t-elle affirmé, appelant à un examen plus rigoureux de l’impact des exportations militaires.
Des investigations récentes réalisées par les médias danois, dont Danwatch et Information, ont également mis en lumière que les F-35 israéliens étaient en partie équipés de composants fabriqués par la société danoise Terma. Cette révélation renforce les préoccupations autour de l'encadrement des ventes d'armement danois.
La plainte déposée par les ONG en mars s’inscrit dans un contexte plus large de contestation des exportations d’équipements militaires. Un précédent aux Pays-Bas avait révélé des réticences similaires face à ces exportations, bien qu’un tribunal néerlandais ait statué que les réglementations en vigueur étaient respectées. On assiste ainsi à un débat croissant autour de l’éthique des exportations d’armes dans des zones de conflit.







