Le Gerald-Ford, le plus grand porte-avions du monde, est en proie à des complications techniques notables alors qu'il participe à l'effort de guerre américain contre l'Iran. Actuellement en mer Rouge, ce navire emblématique souffre de plusieurs dysfonctionnements qui pourraient compromettre son efficacité. En effet, après près de neuf mois de déploiement, le porte-avions doit se rendre en Crète pour des réparations imminentes. Les incidents, tels qu'un incendie non lié aux combats survenu la semaine dernière dans une buanderie, ont blessé deux marins et endommagé une centaine de lits, mais n'ont pas eu d'impact sur les opérations du navire.
D'autres préoccupations se font également sentir, notamment des problèmes de plomberie conduisant à de longues attentes pour les membres d'équipage. Des problèmes identifiés dans un rapport gouvernemental de 2020 soulignent que les canalisations subissent des obstructions fréquentes. Soit dit en passant, chaque intervention de nettoyage coûte la coquette somme de 400 000 dollars. La Marine a admis ces difficultés, mais assure que des solutions sont mises en œuvre rapidement par un personnel compétent.
Des marins épuisés
Le Sénateur Mark Warner a souligné la fatigue ressentie par l'équipage du Ford, indiquant que celui-ci est « poussé à bout » après presque un an en mer. Warner critiquait les décisions militaires du président Donald Trump, affirmant que l'état actuel du porte-avions est le résultat de choix imprudents.
Un retrait du Gerald-Ford créerait un vide stratégique pour les forces américaines, tandis que des avions de chasse qu'il transporte ont déjà contribué de manière significative aux frappes continues depuis plus de deux semaines.
Selon le New York Times, un responsable militaire a laissé entendre que le George-Bush, un autre porte-avions, pourrait remplacer le Ford dans ses missions au Moyen-Orient.
Une conception controversée
Inauguré par Donald Trump en 2017 et coûtant pas moins de 13 milliards de dollars, le Gerald-Ford a amorcé son premier déploiement en 2022. Ce navire, propulsé par deux réacteurs nucléaires, mesure plus de 335 mètres de long et est capable de transporter plus de 4 000 marins. Son introduction représente l'espoir d'une nouvelle génération de porte-avions, bien que sa capacité à effecteur sa mission soit à présent remise en question.
Avant son arrivée en mer Rouge, le Gerald-Ford avait été impliqué dans des opérations anti-narcotrafic dans les Caraïbes et avait joué un rôle clé dans des interventions à l’encontre du président vénézuélien Nicolas Maduro.







