Le 17 mars, le Conseil suprême de sécurité nationale iranien a annoncé la mort d'Ali Larijani, l'un des personnages les plus influents du régime des mollahs. Depuis longtemps dans l'ombre, il avait émergé comme une figure de proue surtout en raison de sa position face à la lutte contre Israël et les États-Unis.
Le même jour, il avait défié les actions israélo-américaines en participant à une manifestation à Téhéran. Israël Katz, le ministre israélien de la Défense, avait précédemment annoncé son "élimination", marquant un tournant significatif pour la dynamique du pouvoir en Iran.
Depuis l'assassinat du guide suprême Ali Khamenei, Larijani était considéré comme le "dirigeant de facto" du régime, prenant des décisions cruciales dans le cadre de la politique nationale. Un responsable militaire israélien a déclaré anonymement qu'il avait joué un rôle déterminant dans la formation des stratégies du pays.
Un rôle plus important que la plupart de ses prédécesseurs
À 68 ans, Ali Larijani avait occupé plusieurs postes au sein de l'armée, des médias et du Parlement avant de diriger le Conseil suprême de sécurité nationale. Sa loyauté envers Ali Khamenei combinée à un sens pragmatique des affaires l'a rendu essentiel pour la politique nucléaire et diplomatique du pays. Selon une analyse du Le Monde, son élimination pourrait entraîner des frictions au sein du régime, affectant potentiellement les futures négociations nucléaires de l'Iran.
Au-delà des cercles politiques, les experts s'interrogent sur l'avenir de la sécurité en Iran dans un contexte toujours plus tendu. Beaucoup estiment qu'Ali Larijani, en tant que diplomate chevronné, avait un rôle prépondérant à jouer pour maintenir un équilibre fragile face aux menaces extérieures.







