Quatre listes s'étaient qualifiées pour le second tour des élections municipales 2026 à Moulins. Cependant, lors du scrutin du 22 mars, les habitants n'auront plus que trois candidats à choisir.
La liste menée par Cécile de Breuvand, première adjointe sortante des Républicains, a fusionné avec celle de Benoît Faivre, qui a terminé en tête du premier tour avec une mince avance de seulement six voix sur le député communiste Yannick Monnet. Cette stratégie vise à créer une dynamique unifiée en faveur du projet commun, comme le souligne Faivre : "Les reports de voix ne sont jamais mécaniques, notre option de rassemblement semblait la plus logique."
Âgé de 30 ans, Benoît Faivre a décidé d'intégrer six membres de la liste de Breuvand, tout en laissant de côté Pierre-André Périssol, le maire sortant en place depuis trois décennies.
"C'est toujours surprenant que les ennemis du premier tour deviennent des amis du second tour", souligne de son côté Yannick Monnet, le député communiste, qui critique ce rapprochement, le qualifiant de "tambouille" nuisible à l'image de la politique.
L'absence d'une partie significative de l'électorat pourrait jouer un rôle décisif, puisque plus de 6000 Moulinois ne se sont pas rendus aux urnes lors du premier tour. Monnet souhaite capitaliser sur ce désir de changement et appelle au vote.
Face à cette situation, Pierre de Nicolay, candidat de l'Union des droites et soutien du Rassemblement National, rebondit sur les tensions ayant précédé cette fusion en réagissant : "Tout ça pour ça", témoignant ainsi de son indignation face à ce retournement de situation.
Le second tour promet d'être serré, avec des enjeux déterminants pour la gouvernance future de Moulins.







