Les attaques contre les infrastructures gazières au Moyen-Orient entraînent une hausse des prix sur les marchés, avertissent les spécialistes.
Vers une crise énergétique ? Lors d'une intervention sur Franceinfo, le 19 mars, plusieurs experts ont évoqué cette possibilité. Les récentes frappes sur les installations gazières et pétrolières, notamment en Iran et au Qatar, auront des effets palpables sur les factures de gaz des ménages français dès cette année.
Nicolas Goldberg, expert en énergie du think tank progressiste Terra Nova, souligne que les usagers les plus impactés en 2026 ne seront pas les consommateurs ayant choisi des contrats fixes. Au contraire, ceux qui ont opté pour des tarifs indexés, souvent liés à des prix de marché variables, sentiront plus fortement la pression. Bien que les températures printanières atténuent initialement l'impact, le retour de l'hiver rime avec une augmentation significative des coûts.
Conséquences à long terme
Le prix du gaz sur les marchés a récemment connu une forte hausse, s’élevant entre 30 et 50 euros le mégawattheure à environ 70 euros, selon Philippe Chalmin, professeur d'histoire économique. Dans ses déclarations sur Franceinfo, il considère que nous pourrions entrer dans une phase de "choc énergétique", indiquant que l'impact va bien au-delà d'une simple crise pétrolière et pourrait même être plus prononcé.
Ce phénomène est attribué aux frappes iraniennes ciblant des infrastructures clés, comme Ras Laffan, le principal site de production de gaz naturel liquéfié (GNL) du Qatar. Ces événements sont susceptibles de provoquer des répercussions à long terme. Chalmin précise que, même en cas de cessation immédiate des hostilités, le rétablissement des champs pétroliers et des installations nécessitera un temps considérable. "Il faudra peut-être des semaines, des mois, voire des années pour tout remettre en état", conclut-il, mettant en lumière l'ampleur de la situation actuelle.







