Une alliance composée de six pays, dont la France et le Royaume-Uni, a exprimé sa volonté de prendre des mesures pour garantir la sécurité du détroit d'Ormuz, un passage crucial pour les approvisionnements énergétiques mondiaux. Dans un communiqué publié récemment, ces nations ont dénoncé les attaques iraniennes ciblant les infrastructures civiles, notamment les installations pétrolières et gazières.
« Nous appelons à un moratoire immédiat et général sur les attaques contre ces infrastructures », ont déclaré les dirigeants de cette coalition, qui comprend également l'Allemagne, l'Italie, les Pays-Bas et le Japon. Cette déclaration intervient après des frappes iraniennes qui ont touché le site gazier de Ras Laffan au Qatar, le deuxième plus grand exportateur de gaz naturel liquéfié au monde, selon Le Figaro.
Les six pays ont condamné les actions de l'Iran en des termes très forts : « Les récentes attaques contre des navires commerciaux non armés et contre des infrastructures civiles dans le Golfe, ainsi que la fermeture de facto du détroit d'Ormuz par les forces iraniennes, sont intolérables. Nous nous tenons prêts à participer aux efforts nécessaires pour garantir un passage sécurisé », ont-ils ajouté.
Face à la quasi-paralysie du détroit d'Ormuz, par lequel transite habituellement un cinquième de la production pétrolière mondiale, les prix des hydrocarbures ont fortement augmenté, provoquant une perturbation économique à l'échelle mondiale. En réaction, l'Agence internationale de l'énergie a libéré 400 millions de barils de ses réserves stratégiques pour stabiliser le marché, avec une promesse de débloquer davantage si nécessaire.
Les gouvernements impliqués dans cette coalition ont également évoqué la possibilité de prendre « d'autres mesures pour stabiliser les marchés de l'énergie », sans fournir de détails. De plus, les autorités iraniennes ont signifié leur intention de permettre le passage de navires qu'elles considèrent comme alliés tandis qu'elles se préparent à bloquer ceux jugés hostiles.
Actuellement, une réunion de crise se tient à Londres au sein de l'Organisation maritime mondiale, visant à établir des « mesures pratiques » pour sécuriser le détroit d'Ormuz, où environ 20,000 marins sont bloqués à bord de 3,200 navires.







