Ce vendredi 20 mars, l'Élysée a mis fin aux rumeurs faisant état d'une intervention d'Emmanuel Macron dans la campagne municipale de Paris. Sur le réseau social X, la présidence a contesté un article du Monde qui stipulait que le président aurait transmis un message à l'homme d'affaires Vincent Bolloré pour inciter Sarah Knafo à se retirer en faveur de Rachida Dati.
Les représentants de l'Élysée ont affirmé : "En République, les rumeurs anonymes et sans preuves ne devraient jamais être présentées comme une information." Ils ont ajouté que le chef de l'État n'était en aucun cas impliqué dans le processus ayant conduit au retrait de Mme Knafo du second tour de l'élection municipale à Paris. Ce démenti a été accompagné d'une capture d'écran de l'article du Monde, où le rôle de Macron dans la campagne était mis en avant.
Dans cet article, il était précisé que, ''au lendemain du vote, le locataire de l'Élysée aurait passé un message à Vincent Bolloré, avec qui il entretient des relations compliquées'', impliquant que Sarah Knafo, candidate de Reconquête!, devait se retirer. L'Élysée a encadré cette citation d'une mention rouge indiquant qu'elle était ''faux''.
Sarah Knafo a également répondu à ces allégations sur son compte X. Dans une déclaration claire, elle a mentionné : ''Ce n'est ni Emmanuel Macron, ni Vincent Bolloré, ni le roi d'Angleterre qui m'a convaincue de me désister'', ajoutant que c'était ''Emmanuel Grégoire'' qui avait joué un rôle dans sa décision.
Un faisceau d’indices très convergents
Ces démentis font suite aux déclarations d'Emmanuel Grégoire, candidat de la gauche unie hors LFI à Paris, qui avait accusé le président d'être intervenu pour favoriser le retrait de Sarah Knafo, permettant ainsi à la candidate Les Républicains Rachida Dati de se positionner. Grégoire a déclaré sur Franceinfo : ''Emmanuel Macron est personnellement intervenu... à différents niveaux pour faire en sorte d'aider au retrait de (l'eurodéputée d'extrême droite) Sarah Knafo, auprès d'intermédiaires, auprès de gens qui ont historiquement soutenu Reconquête'', qualifiant cette démarche de ''faute morale immense''.







