Deux voiliers du convoi humanitaire « Nuestra America », partis d'Isla Mujeres avec neuf personnes à bord, ont été confirmés au large des côtes cubaines, comme l'ont annoncé les garde-côtes américains ce vendredi 27 mars. Ces embarcations, chargées de denrées alimentaires, avaient suscité des inquiétudes après une perte de communication.
La marine mexicaine avait lancé une opération de recherche après avoir perdu le contact avec les deux voiliers, partis le 20 mars. Ces présents à bord, composés de militants de diverses nationalités, avaient pour mission de répondre à l'urgence humanitaire rythmée par le blocus pétrolier imposé par les États-Unis.
Dans un communiqué, Anthony Randisi, porte-parole des garde-côtes américains, a indiqué : « Les deux navires ont réussi leur traversée vers Cuba sans encombre. »
Le convoi « Nuestra America » a également permis d'acheminer des envois aériens de produits essentiels depuis l'Europe et les États-Unis, renforçant ainsi le soutien alimentaire et médical à l'île. Les premiers résultats se sont déjà manifestés avec l'arrivée d'un bateau transportant « plus de 20 tonnes » d'aide, malgré des conditions météorologiques difficiles.
Préoccupation pour la sécurité des navigateurs
Malgré l'annonce de la réussite de la traversée, les organisateurs n'avaient pas reçu de confirmations officielles de l'arrivée des voiliers. Le président cubain, Miguel Diaz-Canel, a exprimé sa « préoccupation particulière » au sujet de la situation des équipages, ajoutant : « Nous faisons tout notre possible pour rechercher et secourir ces frères de lutte. »
Les porte-paroles du convoi ont tenu à rassurer sur l'expérience des marins et l'équipement de sécurité des navires. « Ils possèdent tous les systèmes de sécurité nécessaires pour garantir leur voyage en toute sécurité, » a-t-il mentionné.
Aide humanitaire en réponse à la crise
Parallèlement, un autre navire de la marine mexicaine a récemment apporté 111 tonnes de vivres à La Havane, marquant ainsi la quatrième cargaison d'aide humanitaire vers Cuba. En prenant le contexte en compte, cette situation de crise s'intensifie, exacerbée par le manque de pétrole après le changement de régime au Venezuela, essentiel pour l'approvisionnement énergétique de l'île.
Cuba, qui fait face à des coupures de courant fréquentes et une crise alimentaire grandissante, attribue ces difficultés à l'embargo américain. Néanmoins, certaines voix au sein de l'opposition politique affirment que les problèmes économiques actuels résultent également de la gestion interne du gouvernement.







