« Une promesse est une promesse », a déclaré un porte-parole d'Apple, soulignant l'importance de l'engagement pris envers Donald Trump. Dans le cadre du Programme de production américaine (AMP), la compagnie de Cupertino prévoit d’incorporer de nouveaux partenaires aux États-Unis. Ceci a pour but d’assurer la sécurité de sa chaîne d'approvisionnement, surtout en période de tensions commerciales croissantes. Parmi les nouveaux acteurs, on retrouve Bosch, Cirrus Logic, TDK et Qnity Electronics.
Chaque partenaire jouera un rôle clé dans la fabrication de composants indispensables. TDK, par exemple, se consacrera à la production de capteurs pour les caméras des iPhones, tandis que Bosch fabriquera des circuits intégrés dans une usine de TSMC située dans l’État de Washington. De son côté, Cirrus Logic coopérera avec GlobalFoundries pour développer des semi-conducteurs à New York, et Qnity Electronics fournira des matériaux spécialisés pour les semi-conducteurs. Apple continue également de renforcer ses relations avec d'autres géants tels que TSMC en Arizona et GlobalFoundries, consolidant sa chaîne de production aux États-Unis.
Ces initiatives s'inscrivent dans la continuité des promesses faites à l'administration Trump après son élection, où Tim Cook avait promis de porter les investissements d’Apple à 600 milliards de dollars pour éviter des droits de douane élevés. Toutefois, le rêve d'un iPhone « 100 % américain » reste une ambition lointaine. En effet, selon des estimations de Bloomberg, même si les investissements sont conséquents, ils ne suffisent pas à envisager une manufacture complètement américaine.
Une diversification complexe
Apple compte environ 200 fournisseurs à travers le monde, notamment en Corée du Sud, au Mexique et en Chine, rendant la reproduction de ce réseau logistique sur le sol américain complexe. Actuellement, la majorité des iPhones vendus aux États-Unis sont assemblés en Inde ou en Chine. L'ancien président Trump avait même envisagé d'imposer des droits de douane d'au moins 25 % si la production n'était pas relocalisée.
En dépit des efforts pour diversifier sa chaîne d'approvisionnement, Apple se tourne de plus en plus vers des pays comme l’Inde ou le Vietnam, avec une doublement des dépenses annuelles vers les fournisseurs vietnamiens depuis 2019, atteignant près de 16 milliards de dollars. Ceci témoigne de l'évolution géopolitique et économique en cours.

Le patron d'Apple prévoit une visite en 2024 dans un contexte de rapprochement technologique entre les États-Unis et le Vietnam, particulièrement dans le secteur des semi-conducteurs. Washington s'efforce de réduire sa dépendance envers la Chine, alors que Hanoï cherche à voir se développer ses capacités technologiques.
De plus, des entreprises majeures telles qu'Intel, Nvidia et Amkor investissent également au Vietnam, faisant du pays un hub stratégique pour l'assemblage et les tests de composants électroniques. Le défi reste de mesurer si Apple parviendra à tenir ses engagements de manière significative sur le sol américain. Comme le dit le dicton, une promesse n'a de valeur que pour ceux qui choisissent d'y croire.







