Les autorités vietnamiennes ont récemment mis au jour un réseau de fraude d'une ampleur inédite, entraînant l'arrestation de 74 individus, parmi lesquels figurent des responsables d'agences gouvernementales et des employés d'entreprises de traitement des eaux usées. Ce scandale concerne la manipulation des systèmes de surveillance environnementale, notamment dans des centrales électriques et d'autres sites industriels.
Selon un rapport du ministère de la Sécurité publique, près de 160 stations de surveillance de l'air et de l'eau ont été compromises, représentant ainsi plus de la moitié de l'infrastructure de surveillance dans le pays. Les opérations de frauduleuses impliquaient la modification à distance des appareils de mesure, permettant de falsifier les données envoyées aux agences gouvernementales.
Des experts soulignent que cette manipulation n'était pas seulement alarmante par son ampleur, mais qu'elle illustre également de profondes failles dans le système de réglementation environnementale du Vietnam. "C'est une question de confiance envers les institutions, ces révélations jettent un doute sur la précision des données environnementales", a déclaré un analyste en politique environnementale, qui a souhaité rester anonyme.
Un système de fraude à grande échelle
Les enquêtes ont mis en lumière des actes de collusion entre des agents de l'État et des entreprises privées. Bien que les équipements soient supposés être sécurisés et dotés de systèmes de contrôle, des interventions illégales ont permis de modifier les paramètres de fonctionnement. Ces actions avaient pour but de s'assurer que les résultats étaient toujours conformes aux normes établies pour éviter des sanctions.
Des grands émetteurs de pollution tels que la centrale thermique de Quang Ninh et celles de Hai Phong et Thai Binh 2 ont été mentionnés pour avoir transmis des données manipulées. "Ces pratiques sont non seulement illégales, mais elles mettent également en danger la santé publique et l'environnement", a déclaré un porte-parole de l'agence environnementale locale. Les autorités continuent d'enquêter sur ces allégations et ont promis des conséquences sévères pour tous les individus impliqués.
Des investigations en cours
Malgré les efforts pour obtenir des commentaires officiels de la part des centrales concernées, ceux-ci n'ont pas été disponibles à la suite des arrestations. Les autorités ont précisé que les enquêtes sont en cours depuis plusieurs mois, mais aucune date ou lieu précis d'intervention n'a été divulgué. Ce scandale soulève des questions fondamentales sur la transparence et l'intégrité des données environnementales au Vietnam, un sujet qui fait l'objet d'une attention grandissante tant au niveau national qu'international.







