Pour la première fois en plusieurs siècles, les autorités religieuses n'ont pas pu célébrer la messe des Rameaux à l'église du Saint-Sépulcre, à Jérusalem, le dimanche 29 mars.
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« Une première depuis des siècles ». Ces mots forts énoncés par le Patriarcat latin de Jérusalem illustrent un événement sans précédent. Ce jour des Rameaux, les leaders cléricaux ont été empêchés de célébrer la messe dans l'église du Saint-Sépulcre, reconnue comme le lieu de résurrection du Christ selon la tradition chrétienne. Sur X, le Premier ministre Benyamin Nétanyahou justifie la situation par des raisons de sécurité : « Aujourd'hui, pour garantir sa protection, la police de Jérusalem a empêché le patriarche latin, le cardinal Pizzaballa, de célébrer la messe au Saint-Sépulcre. Il n’y avait aucune intention malveillante, mais seulement le besoin de garantir sa sécurité ».
Depuis le 28 février dernier, en raison d'une intensification des tensions, notamment à la suite des frappes contre l'Iran, les autorités israéliennes imposent des restrictions limitant les rassemblements à 50 personnes, affectant toutes les sphères de la vie religieuse, dans les synagogues, mosquées comme dans les églises. En réponse à ces restrictions, le patriarche avait annulé la traditionnelle procession publique vers le lieu saint. À la fin, seulement quelques hommes d'Église ont tenté de se rassembler, mais ont été confrontés à la police. « Nous avions informé les autorités que la messe se tiendrait en privé, à huis clos. Malgré cela, la police a persisté dans son intervention », a déclaré Farid Jubran, porte-parole du Patriarcat latin de Jérusalem.
La France et l'Italie condamnent
Ce geste sans précédent a provoqué de vives réactions au sein de la communauté internationale. Emmanuel Macron, sur X, a exprimé son soutien au patriarche latin : « Je condamne cette décision des forces de l'ordre israéliennes, qui s’inscrit dans un contexte inquiétant de violations des droits liés aux Lieux Saints de Jérusalem. Le libre exercice du culte doit être garanti pour toutes les religions à Jérusalem. »
Du côté italien, la Première ministre Giorgia Meloni a également réagi par communiqué, qualifiant l'incident « d'offense non seulement pour les croyants, mais pour toutes les communautés qui défendent la liberté religieuse. » L’Union européenne a pour sa part souligné qu'il s'agissait d'une violation gravissime de la liberté de culte.







