Nouvelle escalade de tensions : de l'Iran à l'Otan, Emmanuel Macron a réagi avec vigueur aux critiques récentes de Donald Trump. Lors d'une visite d'État à Séoul, il a déploré le comportement du président américain, estimant qu'il "parle trop" et tend à se contredire constamment, qualifiant ses commentaires sur le couple présidentiel français de "maladroits".
"Ça parle trop, et ça va trop dans tous les sens. Nous avons tous besoin de stabilité et de paix, ce n'est pas un spectacle !", a-t-il affirmé face à des journalistes.
Donald Trump a récemment intensifié ses attaques, menaçant de quitter l'Otan et accusant la France d'un manque de coopération dans le cadre du conflit entre les États-Unis, Israël, et l'Iran. Ce dernier a particulièrement exagéré ses commentaires sur la vie privée d'Emmanuel Macron, affirmant que Brigitte Macron "traite extrêmement mal" son mari, en faisant allusion à une vidéo de 2025 au Vietnam.
Macron a répondu que ces propos étaient "ni élégants ni à la hauteur", et a choisi de rester détaché : "Ça ne mérite pas de réponse", en soulignant que le monde fait face à des défis bien plus sérieux, notamment la guerre.
Au cours de sa tournée en Asie, le président français a dressé un constat sévère sur la diplomatie américaine et le discours imprévisible de Trump. Il a averti que les menaces permanentes de quitter l'Otan pourraient saper son engagement. "Si chaque jour, on met en doute l’engagement américain, on en vide la substance", a-t-il signalé, mettant la responsabilité sur les autorités américaines.
Sur l'Otan et la situation au Moyen-Orient, Macron a souligné la nécessité d'une approche sérieuse : "Il faut être sérieux, et quand on veut être sérieux, on ne dit pas chaque jour le contraire de ce qu'on a dit la veille".
Il a également critiqué l'opération décidée par les Américains et les Israéliens sans consultation des alliés,ironisant sur le fait qu'ils se plaignent ensuite du manque de soutien au milieu de la flambée des prix de l'énergie.
La question de la fermeture du détroit d'Ormuz, impactée par les actions iraniennes, a été au centre des discussions entre Emmanuel Macron et la Première ministre japonaise Sanae Takaichi, ainsi que le président sud-coréen Lee Jae Myung. De nombreux pays, y compris la France, sont prêts à agir pour rouvrir ce passage stratégique, mais uniquement lorsque la paix régnera.
Macron a qualifié une opération militaire pour "libérer" le détroit de "irréaliste", avertissant qu'elle comporterait trop de risques et que son succès prendrait un temps considérable. Il a soutenu que la réouverture du détroit nécessitait une discussion concertée avec l'Iran.
Il a réitéré l'importance d'une négociation diplomatique, affirmant que sans un tel cadre, la situation pourrait se dégrader rapidement. "Ce n'est pas une action militaire qui peut résoudre la question nucléaire à long terme", a-t-il insisté, plaidant pour un accord durable garantissant la paix et la stabilité.







