Patrice Calméjane, le nouveau maire de Villemomble (Seine-Saint-Denis), a pris une décision surprenante. Juste deux jours après son élection, il a suspendu les travaux d'un projet porté par l'association cultuelle l'Arche, visant à transformer un local municipal en salle de prière pour les musulmans. Cette annonce, rapportée par Le Parisien, a immédiatement suscité des réactions.
Calméjane affirme que le précédent maire, Jean-Michel Bluteau, aurait mis ce projet en place dans une optique électoraliste, en proposant un ancien pavillon à l'association pour obtenir des voix de l'électorat musulman. Les critiques n'ont pas tardé, avec une dénonciation de "pratiques électorales" et d'"infractions au code de l'urbanisme" formulées par Calméjane et Jean-Marc Minetto (PS), lui-même concurrent lors des dernières élections municipales.
Aucun permis n’a été délivré
Le maire a également précisé que la demande de permis de construire pour ce projet n’a été déposée que le 2 mars et est encore en cours d'instruction. Il a souligné : « Avant de lancer des travaux, il faut faire les choses dans l’ordre et attendre que le permis soit délivré », ajoutant qu'aucun panneau d'affichage concernant la nature des travaux n’était présent.
Pour compliquer la situation, un membre de l'Arche aurait envoyé un message incitant les fidèles musulmans à voter pour Bluteau, bien qu'il ait catégoriquement nié toute incitation à voter pour ce dernier, arguant qu'il invitait simplement à se rendre aux urnes. Cependant, des photos et vidéos examinées par Le Parisien pourraient contredire ces affirmations, témoignant d'une initiative plus proactive de l'association.
Ce cadre tendu met en lumière les enjeux complexes autour de la gestion des projets communautaires à Villemomble et la pluralité des voix dans le contexte électoral. La réaction des citoyens face à cette décision du maire devrait alimenter les discussions et les éventuels développements dans cette dynamique locale.







