Créé en 2005 dans le cadre d'un projet de rénovation et de transition énergétiques, le système des certificats d'économies d'énergie (CEE) est aujourd'hui au cœur d'un débat animé. Lors d'un meeting à Mâcon le 1er mai, Jordan Bardella, le président du Rassemblement national (RN), a exprimé son intention d'abroger ce dispositif si le parti d'extrême droite accède à la présidence en 2027.
Jusqu'à présent, les CEE ont joué un rôle majeur dans le financement de projets visant à réduire la consommation d'énergie et à favoriser les initiatives écologiques. Toutefois, Bardella qualifie ces certificats d'« écotaxe » déguisée, renforçant la pression fiscale sur les automobilistes les plus vulnérables, surtout en cette période de hausse des prix des carburants, exacerbée par la crise géopolitique au Moyen-Orient.
« Cette mesure n'est qu'un prétexte pour soutirer davantage d'argent aux Français », a-t-il déclaré, arguant que ces coûts viennent alourdir le budget des ménages, déjà sous tension. D'après les experts interrogés, tel que le consultant en politique énergétique François Blanc, « la suppression des CEE pourrait avoir des conséquences désastreuses sur les projets de rénovation et la transition énergétique en France, notamment à un moment où des efforts importants sont nécessaires pour atteindre les objectifs climatiques fixés. »
À l'inverse, d'autres responsables politiques soutiennent que le système a besoin d'une réforme plutôt que d'une suppression, mettant en avant la nécessité de combiner écologie et accessibilité économique. La Franceinfo rapporte que plusieurs voix au sein du gouvernement insistent sur l'importance de maintenir ces dispositifs pour encourager les économies d'énergie, particulièrement dans un contexte de crise énergétique mondiale.







