La mise en place de cette allocation de 50 euros, destinée aux travailleurs modestes grands rouleurs, sera active à partir du 27 mai, comme l'a confirmé le gouvernement ce dimanche 3 avril. L'initiative vise à soutenir les employés qui souffrent de la flambée des prix du carburant.
"À partir du 27 mai, un formulaire sera accessible sur l'espace personnel du site impots.gouv.fr pour une période de deux mois. Le demandeur devra fournir son état civil, son numéro fiscal, le numéro d'immatriculation de son véhicule, ainsi que le numéro de carte grise", a indiqué le ministère de l'Économie dans un communiqué.
En outre, le demandeur devra attester du respect des conditions d'utilisation du véhicule, notamment en ce qui concerne les distances parcourues.
Indemnité versée directement sur le compte bancaire
Cette indemnité s'adresse à ceux dont le revenu fiscal de référence par part est inférieur ou égal à 16 880 euros et qui effectuent "plus de 15 kilomètres par trajet et par jour entre leur domicile et leur lieu de travail, ou plus de 8 000 kilomètres par an dans le cadre de leur activité professionnelle" (cette condition inclut les trajets domicile-travail). Ces précisions ont été apportées par le dernier décret.
Une fois les conditions vérifiées, l'indemnité sera créditée directement sur le compte bancaire du bénéficiaire, tel que renseigné lors de la déclaration d'impôts, dans un délai d'environ 10 jours.
Des mesures pour soutenir les défis énergétiques
Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a annoncé cette aide le 22 avril en réponse à la crise des carburants. L'exécutif a également élargi le champ des aides en faveur de secteurs tels que la pêche, l'agriculture, et les transports. Le coût total de ces soutiens est estimé à 180 millions d'euros pour mai, comme l'a détaillé David Amiel, ministre des Comptes publics.
Le groupe TotalEnergies a pour sa part maintenu sa politique de plafonnement des prix à 1,99 euro pour l'essence et 2,25 euros pour le diesel, nécessitant des ouvertures lors des ponts de mai. Le Premier ministre a exhorté TotalEnergies à opter pour un plafonnement raisonnable en réponse à la flambée actuelle des prix des carburants.
Cette démarche s'inscrit dans un contexte compliqué, où le bénéfice net de Total a grimpé de 51 % au premier trimestre 2023, alimenté par l'envolée des prix due aux tensions au Moyen-Orient. Cette situation a suscité une attention accrue sur les superprofits, avec des appels à une redistribution équitable dans le cadre des dispositifs d'aide.







