Cette initiative pave la voie à un soutien des Insoumis lors des prochaines législatives envers les députés de gauche favorisant Jean-Luc Mélenchon pour sa quatrième candidature à l’Élysée.
Est-ce une stratégie pour mobiliser des appuis pour la candidature de Jean-Luc Mélenchon ? Le mouvement France insoumise a lancé, ce mardi, un appel aux autres partis de gauche, y compris les Écologistes et les communistes, pour « une campagne commune lors des élections présidentielle et législatives ».
Ce geste n'est pas inédit ; les Insoumis ont par le passé sollicité d'autres élus de gauche, mais ceux-ci montrent souvent des réticences à soutenir Mélenchon, le considérant peu en mesure de passer le cap du second tour.
« Nous avons toutefois constaté qu'un dialogue se noue au sein de ces forces politiques, surtout depuis que le concept de primaire a prouvé son incapacité à unir les rangs, engendrant au contraire divisions et disputes », mentionne le communiqué de la France insoumise.
Un programme partagé de gouvernement
Jean-Luc Mélenchon a commenté sur X : « Il s’agit d’une nouvelle proposition de LFI pour ceux qui rejettent le sectarisme anti-LFI. »
« Nous sommes ouverts aux discussions », affirme le communiqué de LFI, précisant ses conditions : « Ces débats pourraient être l’occasion de forger une campagne collective en prévision des élections présidentielle et législatives, autour d’un véritable programme de gouvernance. »
« C'est une proposition d'accord pour bâtir un programme de rupture, avec l'objectif de constituer une majorité parlementaire pour sa réalisation. Pour cela, une seule candidature par circonscription sera nécessaire afin de clarifier l'offre électorale », explique Paul Vannier, député Insoumis responsable des élections.
Une offre fédérative
Cette démarche pourrait aboutir à un soutien aux candidats de gauche lors des législatives, à condition qu’ils soutiennent Mélenchon dans sa quête de l’Élysée pour sa quatrième course à l’Élysée.
En février, Mélenchon avait déjà formulé une « offre fédérative » à Stéphane Peu, le leader des députés communistes et maire de Seine-Saint-Denis, qui semble plus ouvert à une collaboration avec LFI que son supérieur, Fabien Roussel.
Peu n’exclut pas cette perspective, d’autant plus que des accords ont été établis lors des municipales dans son département. Il a réaffirmé son engagement vers une « force communiste revitalisée, propice à un pôle de radicalité à gauche, un rôle historiquement occupé par le Parti communiste. » « Il est crucial de reconnaître que ce n'est plus le cas aujourd'hui », a-t-il conclu.







