Lors d'une réunion avec Patrick Martin, président du Medef, le Premier ministre Sébastien Lecornu a réaffirmé l'engagement du gouvernement à réduire le déficit public à moins de 3% du PIB d'ici 2029. Même face à des défis économiques, notamment l'augmentation des prix des carburants, Lecornu a insisté sur la nécessité de mobiliser l'ensemble des acteurs économiques pour atteindre cet objectif.
Dans une lettre datée de mardi et révélée par Les Échos, le Premier ministre a déclaré : « Je vous confirme que le gouvernement dont j'ai la charge ne déviera pas du cap qu'il s'est fixé, revenir sous les 3% de déficit public en 2029 ».
Lecornu a également évoqué la « nécessité d'un redressement des finances publiques », déclarant que l'État y contribuera pleinement, mais appelant les acteurs économiques à faire de même. Il a qualifié d'« indispensable » l'efficacité des dispositifs d'aide aux entreprises tout en envisageant d'alléger leurs impôts.
Dans le contexte actuel, il a indiqué qu'il travaille sur un budget permettant de réduire le déficit sans nuire à la croissance, ajoutant qu'il prévoit de renforcer le dialogue avec le patronat en amont des discussions budgétaires. « Si vous souhaitez porter des propositions d'économies ou de réformes, le gouvernement est prêt à les instruire sans tabou », a-t-il affirmé.
Le Medef avait, dans une lettre adressée au Premier ministre, suggéré l'établissement d'une règle d'or constitutionnelle sur le déficit public. Toutefois, Lecornu a souligné que ces changements relèvent des prérogatives du Parlement, ce qui complique leur mise en œuvre.
En avril, le gouvernement a légèrement ajusté ses prévisions de croissance, les abaissant pour 2026 à 0,9%, tout en maintenant un objectif de déficit à 5% du PIB. Compte tenu des incertitudes économiques, le gouvernement s'emploie à concilier rigueur budgétaire et soutien à la croissance.







