Alors que les discussions se poursuivent pour résoudre le conflit qui a éclaté le 28 février, Téhéran a exprimé son indignation suite à l'attaque de deux de ses pétroliers par les États-Unis. Les Gardiens de la Révolution ont averti que toute nouvelle agression mènerait à des représailles sévères, non seulement contre les bases américaines dans la région, mais aussi contre d'autres navires commerciaux jugés hostiles.
“Toute attaque contre des pétroliers iraniens entraînera une riposte directe contre des cibles américaines,” a déclaré un représentant des Gardiens de la Révolution, selon un rapport de l'AFP relayé par plusieurs médias internationaux, tels que Le Devoir et The Guardian. Cette déclaration fait suite à l'interception par un avion de chasse américain de deux navires battant pavillon iranien le 8 mai, à l’époque où Washington accusait ces derniers de violer le blocus des ports iraniens, instauré le 13 avril.
Le président Trump, qui a récemment annulé les missions d'escorte de la marine américaine, a toutefois maintenu le blocus des ports iraniens, provoquant la colère de Téhéran. Al Jazeera souligne que cette décision continue d'alimenter les tensions dans un contexte déjà instable.
D'après des informations en provenance du Qatar, relayées par l'agence de presse iranienne Tasnim, l'Iran a averti que toute nation appliquant les sanctions américaines risque de rencontrer des difficultés à naviguer dans le détroit d'Ormuz, une voie maritime stratégique.
Médiation
Le 10 mai, Al Jazeera a également rapporté qu'un méthanier qatari avait réussi à traverser le détroit, marquant le premier passage de ce type depuis le début des hostilités. Les données de navigation indiquent que le navire a déconnecté ses signaux pendant 14 heures alors qu'il naviguait à proximité des eaux irakiennes.
Alors que la médiation, notamment par le Pakistan, se poursuit pour trouver une issue au conflit, les États-Unis ont présenté un nouveau plan en quatorze points. Un accord potentiel pourrait permettre une réouverture du détroit d'Ormuz dans les 30 jours, ouvrant la voie à des négociations plus larges sur le programme nucléaire iranien. Selon Al Jazeera, l'Iran serait contraint de suspendre son enrichissement d'uranium, tandis que les États-Unis envisageraient une levée progressive des sanctions.







