Dominique de Villepin a fait cette déclaration dimanche sur France Inter, précisant qu'il aurait dû refuser ces cadeaux. Il a affirmé qu'à l'époque, il n'y avait pas de règles claires encadrant de telles situations.
Robert Bourgi, lobbyiste connu, a révélé dans l'émission "Complément d'Enquête" sur France 2 qu'il avait facilité l'offre de ces statuettes, achetées à hauteur de 125 000 euros par Blaise Compaoré, président du Burkina Faso, et l'homme d'affaires italien Gian Angelo Perrucci.
Une valeur totale de 125 000 euros
Bourgi a précisé que les statuettes avaient été acquises pour 75 000 et 50 000 euros respectivement, bien que l'entourage de Villepin conteste ces chiffres, les jugeant exagérés.
Suite à ces révélations, l'ancien Premier ministre a nié toute forme d'échange ou de favoritisme associé à ces objets d'art. "J'ai pris mes distances avec Robert Bourgi en 2004/2005, ce qui démontre qu'il n'y a eu aucun lien entre nous lors de cette situation", a-t-il soutenu.
Nicolas Sarkozy visé
Villepin n'a pas manqué de souligner que Bourgi, ami proche de Nicolas Sarkozy, pourrait avoir des motivations politiques derrière cette exposition à la lumière des médias, notamment en raison des difficultés judiciaires actuelles de l'ancien président dans l'affaire libyenne.
En réponse, l'entourage de Sarkozy a qualifié les déclarations de Villepin de "ridicules" et "déplacées". Bourgi, durant l'émission, a lui-même démenti tout lien avec Sarkozy concernant ces révélations.
Cette affaire met en lumière non seulement des erreurs passées mais également les tensions persistantes dans le paysage politique français, rendant possible un affrontement entre anciens rivaux à l'approche des élections de 2027.







