L'ancienne ministre déléguée aux Collectivités territoriales, Caroline Cayeux, fait l'objet d'une condamnation de dix mois de prison avec sursis pour fraude fiscale. Cette information, confirmée par le parquet de Paris, succède à une enquête qui a mis en lumière de graves irrégularités dans sa déclaration de patrimoine.
Membre de la droite, Cayeux a occupé ce poste de juillet à novembre 2022, avant de subir une amende de 100.000 euros et une inéligibilité de deux ans, comme l'a rapporté Le Monde. Cette sanction a été prononcée à l'issue d'une procédure de plaider-coupable, marquant un tournant dans sa carrière politique.
La Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique (HATVP) avait mis en exergue des anomalies dans sa déclaration, poussant l'ex-ministre à présenter sa démission fin 2022. Selon la HATVP, Cayeux avait substantiellement sous-évalué une partie de ses biens, ce qui a entraîné une action judiciaire.
La justice a finalement établi que, à 77 ans, elle avait minimisé sa richesse personnelle d'environ 11,7 millions d'euros, affirment les sources judiciaires, laissant entrevoir un patrimoine net de plus de 20 millions d'euros. Parmi les biens contestés, une maison de 400 m² située à Dinard (Ille-et-Vilaine) a été déclarée pour 1,6 million d'euros de moins que sa valeur réelle, et un appartement de 213 m² dans le quartier prestigieux de la place de l’Alma à Paris, sous-évalué d'environ 2,5 millions d'euros.
En outre, les autorités ont également souligné une fraude à l'impôt sur la fortune, ajoutant une couche d'irrespect aux règles fiscales pourtant essentielles au bon fonctionnement de la République. La situation soulève des questions sur l'éthique en politique et met en lumière les risques de dérives financières chez les représentants de l'État.







