Anne-Sophie Frigout, eurodéputée du Rassemblement national, a été victime d'une agression à Reims alors qu'elle réalisait un reportage pour CNews sur l'insécurité dans la ville. Après avoir été immédiatement reconnue, elle a subi des projectiles lors de son intervention.
« Pendant ce déplacement, j'ai été reconnue par des individus présents sur le point de deal, et j'ai été agressée », explique-t-elle sur son compte X. « Mon interview a été interrompue par des jets de projectiles, et j'ai dû quitter les lieux pour des raisons de sécurité. » Le journaliste de CNews présent a également été pris pour cible.
Jets de projectiles et « hypocrisie » de la mairie
Interrogée par Le Journal du Dimanche, Frigout souligne : « Je m'efforçais de défendre les habitants des quartiers qui subissent la fermeture de services publics à cause de l'insécurité, notamment avec une maison de quartier ravagée, située près d'une école primaire. Comment peut-on être surpris par l'augmentation de la délinquance juvénile ? »
Elle critique également le silence de la municipalité : « Le maire persiste à affirmer qu'il n'existe pas de zones de non-droit. Cette hypocrisie est difficile à supporter pour ceux qui vivent ici, ils ont les yeux grands ouverts sur la réalité de leur quotidien. »
Des élus du RN et d'autres partis politiques ont exprimé leur soutien. « Tandis que des quartiers sombrent dans le désordre, nous payons le prix d'années de renoncements. Le bloc national apportera le changement en 2027 », a déclaré Maxime Michelet, député UDR.
Laurent Jacobelli, député du RN, a également réagi : « Ne laissons pas les narcotrafiquants et des élus irresponsables ignorer la réalité. Bravo à Anne-Sophie pour son courage. »
Une plainte pour violences aggravées a été déposée suite à cette agression. Les images de l'incident devraient bientôt être diffusées sur CNews, révélant l'ampleur du problème d'insécurité dans la région.







