L'idée d'une primaire de la gauche non mélenchoniste est de plus en plus menacée suite à la démission de Boris Vallaud, ancien chef des députés socialistes. Sur France Inter, François Ruffin a affirmé qu'il serait candidat à l'élection présidentielle de 2027 si une telle primaire n'est pas organisée, citant les réticences des "apparatchiks" du Parti socialiste.
Auteur d'une déclaration claire, le député de la Somme a expliqué qu'il reste toutefois en faveur d'une primaire. "Il n'y a pas d'autre moyen pour nous rassembler", a-t-il déclaré. À la fin janvier, il avait déjà annoncé sa volonté de participer à cette primaire, qui semble de moins en moins probable.
François Ruffin a souligné l'élan populaire qu'il a observé, avec 100 000 signatures de soutien obtenues en deux semaines. "Si nous n'avons pas de primaire, je m'engage. Nous avons déjà le soutien nécessaire pour continuer," a-t-il ajouté, ravi de l'enthousiasme qu'il ressent.
Le débat sur la primaire de la gauche, en dehors de La France insoumise (LFI), devient d'autant plus compliqué avec le départ de Vallaud, qui s'opposait fermement à cette dynamique. En lieu et place de cette primaire, il propose des réunions de la "gauche plurielle". "Le flou qui règne au PS ne fait qu’aggraver la situation; personne ne semble savoir où aller", a dénoncé Ruffin, ajoutant que 75 % des électeurs de gauche souhaitent une investiture commune par le biais d'une primaire.
« Nous sommes tous otages de ce cirque »
Clémentine Autain, également intéressée par une primaire, a exhorté le Parti socialiste à prendre une décision rapide, affirmant que la situation actuelle est intenable. "Ce cirque doit prendre fin car il paralyse nos actions. Vallaud et ses alliés nous laissent sans alternative pour désigner un candidat. Jusqu'à l'été, je vais mener ma bataille pour que cette primaire ait lieu", a-t-elle exprimé, insistant sur la nécessité d'une approche unitaire.
Revendiquer l'union des gauches est un sujet délicat, surtout avec des figures comme François Hollande, qui a émis des doutes quant à la faisabilité d'une primaire, regrettant l'absence de soutien au sein du PS. Cependant, Olivier Faure, le premier secrétaire du parti, insiste sur le fait que les Français souhaitent massivement une telle primaire.
« Un désaccord moral » avec Mélenchon
Concernant la candidature de Jean-Luc Mélenchon, François Ruffin a clairement affirmé avoir des divergences fondamentales avec lui. "Mélenchon a souvent exacerbé les tensions identitaires", a-t-il dit, appelant à effectuer un choix responsable pour l'avenir de la gauche.







