« Chi va piano va sano » (qui va lentement va sûrement). Malgré une critique habituelle des sondages, les partisans de Mélenchon accueillent avec optimisme le dernier baromètre d'Odoxa. Ce sondage révélait que leur candidat est désormais presque à égalité avec Édouard Philippe pour la qualification au second tour de la présidentielle. Avec 16 % des intentions de vote au premier tour, au coude à coude avec le maire du Havre, Mélenchon a gagné quatre points en deux mois.
Les Insoumis voient d'un bon œil ce qu'ils appellent leur « horoscope sondagier », comme l'a souligné Clémence Guetté, vice-présidente de l'Assemblée nationale. Ils estiment que leur électorat, souvent jeune et populaire, s'intéresse aux élections peu avant leur déroulement, un facteur que les instituts de sondage ont tendance à sous-estimer.
Lors des précédentes échéances présidentielles, Mélenchon a constamment progressé dans les sondages, atteignant 19,6 % en 2017 et 22 % en 2022. Bien que cela ne garantisse pas une tendance similaire pour 2027, certains experts, dont Manuel Bompard, coordinateur du mouvement, estiment que ces chiffres confirment une dynamique positive et un soutien significatif dès le début de la campagne.
Une stratégie de campagne précoce
Jean-Luc Mélenchon a entamé une campagne précoce, avec son directeur de campagne développant une note de blog faisant référence à la fable de La Fontaine, qui illustre l'idée de patience. Cette approche semble fonctionner, selon Cécile Bracq, directrice d'Odoxa, qui souligne que chaque fois qu'il entre en campagne, il fédère des sympathisants de la gauche autour de sa candidature.
Le défi du second tour
Le premier défi pour Mélenchon sera un meeting à Saint-Denis en juin, une ville symbolique qu'il promeut comme une « Nouvelle France ». Pendant ce temps, la gauche devra s'organiser face à une opposition interne, notamment avec Raphaël Glucksmann peinant à se positionner comme une alternative viable.
Alors que certains sondages suggèrent des difficultés pour Mélenchon face à l'extrême droite au second tour, le candidat reste confiant et mobilisé, soutenu par un nombre croissant de parrainages. L'accent est mis sur la nécessité d'un candidat du peuple fort et identifié, désormais primordial dans le paysage politique français.







