Mardi, la Corée du Sud a accueilli avec émotion les corps de deux anciens combattants français de la guerre de Corée (1950-1953), qui ont exprimé leur souhait d'être inhumés sur le sol coréen, plus de sept décennies après la fin du conflit.
Les cendres de l'adjudant-chef Jacques Grisolet et du caporal André Datcharry, décédés l'an dernier en France, ont été accueillies à l'aéroport de Séoul-Incheon par une haie d'honneur, selon les informations relayées par l'AFP.
Ces héros seront inhumés mercredi dans le carré français du Cimetière mémorial des Nations Unies à Busan, dans le sud de la République de Corée, où reposent plus de 2 300 soldats de différentes nationalités qui ont combattu aux côtés de la Corée du Sud.
Membres du Bataillon français de l'ONU formé en 1950 pour aider la Corée du Sud face à l'agression nord-coréenne, ces deux hommes ont fait preuve d'un courage remarquable. Leurs récits résonnent avec l'histoire : la force française était dirigée par le général Ralph Monclar, une figure emblématique de la France libre, et a pris part à plusieurs batailles décisives du conflit.
André Datcharry a été présent en Corée de mars 1953 à août 1954, connaissant plusieurs blessures au cours de son service. Jacques Grisolet, quant à lui, a effectué deux missions entre avril 1951 et octobre 1953, participant notamment à des combats notables comme la bataille de Crèvecoeur, reconnue pour ses pertes humaines tragiques.
La guerre de Corée a également touché la France avec la perte de 269 soldats français, dans un conflit qui aurait causé entre 2,5 et 3 millions de morts civils et militaires selon diverses estimations. Malgré un contingent relativement modeste, la France a ainsi pu renforcer son rôle sur la scène internationale et resserrer ses liens avec les États-Unis.
Tout ancien combattant étranger décédé après le conflit peut disposer du droit d'être inhumé aux côtés de ses camarades au cimetière des Nations Unies, le seul de ce type au monde. Avant les deux soldats français, 35 vétérans de différentes nationalités ont déjà choisi cet ultime repos.







