«Aucune décision judiciaire non définitive ne m'empêchera d'être candidat», affirme Édouard Philippe lors d'une récente interview sur France Inter. L'ancien Premier ministre entend poursuivre sa route vers l'élection présidentielle de 2027, même si une mise en examen intervenait pendant la campagne.
Philippe fait actuellement l'objet d'une enquête sur des accusations de détournement de fonds publics, favoritisme et prise illégale d’intérêts concernant un contrat entre la mairie du Havre et une association. Cette enquête a été ouverte suite à des dénonciations déposées par une lanceuse d'alerte en septembre 2023, selon des sources du Service public de l'information.
Le magistrat a mené des perquisitions à son domicile en avril 2024 et son affaire a pris un tour judiciaire lorsque la lanceuse d’alerte a déposé une plainte en juin 2025. Dans ce contexte, Philippe s'est déclaré «innocent» et a promis sa coopération avec la justice, affirmant qu'il n’avait en aucun cas enfreint la législation.
«Je suis déterminé», précise-t-il face aux critiques sur son approche proactive durant le début de la campagne. Contrairement à son adversaire Gabriel Attal, qui se montre plus visible, Philippe évoque une stratégie à long terme : «La campagne va durer onze mois, il y aura des rebondissements, et j'aurai l'occasion de m'adresser aux Français sous différents formats», a-t-il soutenu.
En outre, il a exprimé son désir de soumettre deux référendums, sur une norme budgétaire stricte et sur les réformes des retraites, s’il est élu. Ceci est destiné à donner aux électeurs, notamment ceux de gauche, une occasion de s'exprimer sur des questions essentielles, afin qu'ils ne se sentent pas piégés en cas de second tour face à un candidat du Rassemblement National.
Philippe conclut en insistant sur sa motivation à gagner : «J’aime les campagnes et je veux cette présidence», répondant ainsi à Gérald Darmanin, qui l’incite à montrer plus d’ambition.







