Édouard Philippe a déclaré sa volonté de rester candidat à la présidentielle en 2027, malgré une enquête en cours concernant des accusations de détournement de fonds publics liés à sa fonction de maire du Havre. Lors d'une émission sur France Inter, il a affirmé : "Aucune décision juridictionnelle non concluante ne m’empêchera de briguer la présidence."
Les allégations viennent d'une plainte déposée par une lanceuse d'alerte au Parquet national financier (PNF) qui a été suivie de perquisitions au printemps dernier. Philippe, leader du parti Horizons, a tenu à assurer qu'il n'était pas coupable de ce dont il est accusé et qu'il serait disponible pour répondre à toutes les questions, affirmant : "Je suis innocent... Je suis déterminé et je ferai cette campagne à mon rythme."
Ce début de campagne a été critiqué par certains membres de son propre camp pour son approche jugée trop discrète par rapport à d'autres candidats, comme Gabriel Attal. Philippe a répliqué en soulignant la durée de la campagne, qu'il souhaite aborder de manière réfléchie : "La campagne sera longue et pleine de rebondissements; je vais pouvoir m’adresser aux Français de différentes manières."
Édouard Philippe envisage également, s'il est élu, de soumettre des référendums sur des sujets budgétaires et des retraites, notamment pour rassurer les électeurs de gauche qui pourraient voter pour lui en cas de duel contre le Rassemblement National. "Je ne veux pas que ces électeurs se sentent piégés; ils auront l’occasion de s’exprimer sur des problématiques qui les concernent," a-t-il confirmé.







