L’ancienne ministre UMP, Nathalie Kosciusko-Morizet, a marqué son retour sur la scène politique en annonçant son soutien à Édouard Philippe, leader du parti Horizons, le 2 juin 2026. Après une absence de huit ans, elle entend apporter son expertise sur les enjeux cruciaux de notre époque, notamment l'intelligence artificielle.
« Je suis ici pour être utile ! », a-t-elle déclaré sur France Inter, évoquant sa volonté de participer activement au débat électoral. Bien qu'elle se soit éloignée de la politique pour se consacrer à sa carrière aux États-Unis, NKM estime avoir des contributions significatives à apporter aux grandes transformations que traverse la société moderne.
Apres avoir vécu à New York où elle a travaillé avec Capgemini en tant qu'ingénieure, NKM a fait le choix de revenir en France. Elle assure qu’elle ne vise aucune candidature personnelle, précisant : « Je ne suis candidate à rien ! » Toutefois, elle place sa confiance en Édouard Philippe, qu’elle décrit comme capable de rassembler sans passion éphémère, favorisant le dialogue.
Pour soutenir Philippe, NKM s'appuie sur son expérience d'observation des transformations majeures aux États-Unis, dont la transition écologique et numérique. Ces sujets lui sont familiers, ayant occupé des postes clés dans ces domaines pendant sa carrière politique. « Nous faisons face à des défis sans précédent, et chaque voix compte pour les aborder », a-t-elle ajouté.
« Besoin de gens qui tiennent le cap »
À la suite de deux défaites électorales à Paris, NKM a quitté la vie politique pour se concentrer sur des missions en cybersécurité et dans le secteur de l’intelligence artificielle. Récemment, elle a pris la direction d'un centre de recherche, un poste qui lui permet d'analyser les dynamiques mondiales.
Cette expérience l’amène à s'inquiéter de l’impact des réseaux sociaux sur la politique française. « La vie politique a été contaminée par un phénomène d'économie de l'attention qui nuit à notre capacité d'action », a-t-elle affirmé, soulignant que la réaction rapide prévaut souvent sur la réflexion nécessaire en démocratie.
« Je n’ai pas changé d’avis » sur le RN
Abordant les questions de brutalité en politique, elle constate que « la recherche du dialogue est souvent considérée comme une faiblesse », une perspective qui menace les fondements démocratiques.
Sur le Rassemblement national, elle maintient ses critiques : « Ce parti ne représente pas la droite, mais une dérive qui pourrait affaiblir notre pays et l'Europe », a-t-elle souligné. Dans le contexte actuel marqué par des leaders comme Trump ou Poutine, elle avertit que le RN risquerait d'aligner la France sur des perspectives moins favorables pour la démocratie européenne.







